Vaccin contre le papillomavirus : les ados doivent rester allongés ou assis après l'injection
Lancée le 2 octobre dans les collèges, la campagne de vaccination contre le papillomavirus pour les élèves de 5e se poursuit. Toutefois, l’Agence de sécurité du médicament vient d’ajuster ses recommandations. Les « personnes vaccinées doivent rester allongées » sur des « couvertures » ou des « tapis de sol » ou être « assises par terre, adossées à un mur dans un espace dégagé », indique-t-elle dans un document transmis aux médecins.
Un collégien est mort après avoir fait une chute
Un changement dû à la mort d’un collégien de 12 ans le mois dernier. Ne se sentant pas bien après s’être fait vacciner contre le papillomavirus, cet élève avait demandé à s’asseoir. 15 minutes plus tard, il faisait un malaise et tombait sur l’arrière de la tête. Victime d’un traumatisme crânien, l’adolescent est décédé quelques jours plus tard. « L’autopsie dit bien que l’origine du décès est la chute », précisait fin octobre, au cours d’une conférence de presse le procureur de la République de Nantes, Renaud Gaudeul.
Dans ce document, l’Agence de sécurité du médicament (ANSM) rapporte d’ailleurs que « ces malaises » qui restent « peu fréquents » et qui sont « rapidement résolutifs » peuvent être « une réaction psychogène à l’injection ». « Une réaction anaphylactique », c’est-à-dire une réaction allergique au vaccin pouvant provoquer la mort, est « exceptionnelle », mais cela peut « survenir comme avec tous les vaccins injectables », souligne-t-elle.
Le papillomavirus peut causer des cancers
Le HPV, son abréviation, est « une famille de virus communs qui se transmettent très facilement quasiment exclusivement par contact sexuel avec ou sans pénétration », explique la Haute autorité de Santé.
Et si dans la majorité des cas, l’infection disparait dans les 1 à 2 ans, elle peut cependant persister et causer des liaisons précancéreuses ou des cancers. Le papillomavirus peut ainsi être à l’origine du cancer du col de l’utérus, du pénis, de l’anus, du vagin, de la vulve ou encore de l’oropharynx (l’arrière de la gorge, l’arrière de la langue, le voile du palais et les amygdales). Le vaccin « prévient jusqu’à 90 % des infections à papillomavirus humains », précise toutefois le site du gouvernement.
Pour rappel, la vaccination contre le papillomavirus est recommandée depuis 2007 pour les filles âgées de 11 à 14 ans, et depuis 2021 pour les garçons de cette tranche d’âge. En tout, selon la dernière étude de Santé publique France, 39 % des adolescents âgés de 15 ans ont reçu leurs injections. L’objectif du gouvernement est d’atteindre d’ici 2030 un taux de vaccination de 80 % par classe d’âge.