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Violences sexistes et sexuelles : un questionnaire proposé à tous les élèves

Un questionnaire sur les violences sexuelles est proposé aux élèves depuis le 2 novembre. Opposition, anonymat, déroulé : ce que les parents doivent savoir.
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Depuis lundi 2 novembre, les écoles, collèges et lycées proposent à leurs élèves un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles. Le dispositif concerne tous les niveaux, de la grande section de maternelle à la terminale. Il est prévu par un décret du 14 octobre 2026 et sera renouvelé chaque année. Voici ce que vous devez en savoir si vous avez un enfant scolarisé.

Violences sexistes et sexuelles : un questionnaire proposé à tous les élèves



À quoi sert ce questionnaire sur les violences ?

L’idée est simple : donner à chaque enfant une occasion de dire, discrètement, qu’il ne se sent pas en sécurité ou qu’il a besoin d’en parler à un adulte. Beaucoup d’enfants victimes de violences se taisent, par peur, par honte ou parce qu’ils ne savent pas mettre de mots dessus. Le questionnaire vise à repérer ces situations plus tôt et à orienter l’élève vers un professionnel (assistant de service social, psychologue, etc.).

Il est proposé dans les établissements publics comme dans les établissements privés sous contrat, lors d’une séance d’éducation à la sexualité. En primaire, cette séance s’appelle « éducation à la vie affective et relationnelle ». Au collège et au lycée, on y ajoute la dimension de la sexualité.

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Quelles questions sont posées à mon enfant ?

Elles s’adaptent à l’âge. Il existe cinq versions :

  • grande section, CP et CE1 ;
  • CE2, CM1 et CM2 ;
  • 6e et 5e ;
  • 4e et 3e ;
  • lycée.

Les réponses se limitent à « oui » ou « non », avec une troisième option : « je ne sais pas ». Les questions portent sur le bien-être de l’enfant, son sentiment de sécurité, et le respect de son corps et de ses choix. Rien n’est prévu pour faire raconter des faits en détail : il s’agit de signaler qu’il y a peut-être un problème.

Comment ça se passe concrètement en classe ?

Le questionnaire est distribué sur papier, en début de journée. Si un élève de la classe a du mal à lire, les questions sont lues à voix haute pour tout le monde, afin qu’il ne soit pas mis à part et puisse répondre comme les autres, sans que personne ne regarde par-dessus son épaule.

Les réponses sont relues rapidement par des membres du personnel de l’établissement. Ce délai a un but précis : pouvoir mettre à l’abri, avant la fin de la journée, un enfant en danger, notamment en cas de suspicion d’inceste.




Mon enfant est-il obligé de répondre ?

Non, et vous non plus n’avez pas à l’accepter. Trois garde-fous existent :

  • Vous êtes prévenu à l’avance. L’établissement doit informer les parents de la mise en place du dispositif.
  • Vous pouvez vous y opposer. Si vous ne souhaitez pas que votre enfant y participe, rapprochez-vous de l’école, du collège ou du lycée pour le faire savoir.
  • Votre enfant reste libre. Même sans opposition de votre part, il peut choisir de ne pas remplir le questionnaire, ou de le faire sans mettre son nom.

Que se passe-t-il si les réponses inquiètent ?

Tout dépend de la forme du questionnaire rendu :

  • Questionnaire avec le nom de l’élève : l’enfant est reçu en entretien par au moins un adulte de l’établissement, formé à recueillir ce type de témoignage.
  • Questionnaire anonyme : l’établissement ne peut pas identifier l’enfant. Une action d’information et de sensibilisation est alors organisée dans la classe ou dans l’établissement.

Bon à savoir : si vous avez un doute sur la situation d’un enfant, le 119 (Allô Enfance en danger) est joignable gratuitement, à toute heure.

 

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Rédacteur
Olivier Calcagno
Expert & Rédacteur


D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.