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Accrocher sur sa terrasse des pots ou jardinières : quelles sont les règles à respecter ?

À défaut de disposer d’un jardin, bénéficier d’un balcon ou d’une terrasse permet d’assouvir ses envies de plantations. Les suspensions de pots et jardinières sont souvent autorisées, mais il est nécessaire de le faire en toute sécurité et de vérifier que le choix des fleurs, plantes et autres végétaux sont autorisés à la culture dans votre département.

Si vous souhaitez accrocher des pots et des jardinières sur votre balcon, sachez qu’il y a certaines règles à respecter. Informez-vous ici sur vos droits et obligations.

Accrocher sur sa terrasse des pots ou jardinières : quelles sont les règles à respecter ?



Vérifier les règles de copropriété

Installer des pots de fleurs sur la rambarde de votre terrasse est généralement autorisé à partir du moment où ils sont installés avec un garde-corps. Vérifier auprès du syndicat de copropriété ou du propriétaire du logement si vous pouvez suspendre des jardinières et des pots sur votre balcon. Cela peut être précisé dans le règlement de copropriété ou sur le contrat de location.

Dans certains immeubles, l’ornement de plantes, de fleurs sur les terrasses et balcons est interdit que ce soit pour des raisons de sécurité (chutes d’objets) ou pour les dégradations esthétiques et matérielles que ces installations peuvent occasionner.

L’entretien de sa terrasse

Que vous soyez copropriétaire ou locataire, l’entretien du balcon ou de la terrasse est à votre charge.

Votre terrasse peut être fleurie à condition de rester propre et entretenue, dans le respect des règles indiquées sur règlement de copropriété, et par la même occasion pour ne pas occasionner de nuisances visuelles.

Bien installer ses jardinières

Pour éviter les chutes de pots ou de jardinières et les accidents, il est recommandé de veiller à ce que les jardinières soient bien installées et résistantes aux intempéries, les grosses rafales de vent par exemple).

En cas d’accident dû à la chute d’un objet provenant de votre terrasse, votre responsabilité est engagée sur les dommages causés sur les passants et la façade.



Des plantes interdites ou à éviter

Attention certaines plantations suspendues sont interdites ou restreintes. Pour vous assurer du choix de vos plantes, vous pouvez vous rapprocher de la DDPP de votre département (Direction départementale de la Protection des Populations).

Les plantes psychotropes

Que ce soit pour la décoration ou la consommation, la culture du cannabis est interdite en France.

D’autres plantes psychotropes sont illégales comme le Peytol : un cactus dont les vertus hallucinogènes sont utilisées dans des cérémonies chamaniques par les Amérindiens.

Allergies au pollen

Certaines plantes sont interdites par les préfectures, car elles génèrent des problèmes d’allergies graves à l’arrivée du printemps.

L’Ambroisie, par exemple, est une plante sauvage dont l’arrachage est imposé dans certains départements avant la période de floraison. L’ambroisie se ressème très vite et elle est nocive pour la santé des personnes sensibles aux pollens.

Feu bactérien

Le feu bactérien est une maladie qui touche les plantes et les arbres fruitiers. Il menace les cultures de fruits à pépins et autres végétaux.

Selon les régions, certaines espèces sont interdites ou limitées pour éviter la prolifération du feu bactérien comme les aubépines, pommiers, Pyracantha, Cotoneaster, Nashi et poiriers.

Des plantes parasites

D’autres plantes sont nuisibles et doivent être arrachées pour éviter leur prolifération.

Le gui, par exemple, connu pour certains bienfaits sur la santé ou pour la tradition du Nouvel An, est une plante parasite. Il épuise nos arbres et favorise leur chute.