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Différences entre adoption simple et adoption plénière

Quelles sont les différences entre une adoption simple et une adoption plénière : liens avec la famille d’origine, noms, nationalité, autorité parentale, pension alimentaire, mariage, rupture de l’adoption.
Sommaire

Il y a 2 manières d’adopter un enfant : l’adoption simple ou l’adoption plénière. Cette dernière provoque la rupture des liens de l’adopté avec sa famille d’origine de manière irrévocable. Nous décrirons ici les différences qu’ils existent entre les 2 modes d’adoption. Quels sont les liens restants avec la famille d’origine ? Quel nom et quelle nationalité vont-ils être attribués à l’enfant adopté ? Peut-on mettre fin à une adoption ?

Différences entre adoption simple et adoption plénière


Quels liens l’adopté entretient-il avec sa famille d’origine ?

Dans le cas d’une adoption simple, l’adopté conserve les liens avec sa famille d’origine.

Pour l’adoption plénière, les liens avec la famille d’origine sont rompus.

    Quelle nationalité l’adopté obtient-il ?

    En matière d’adoption simple, l’adopté n’obtient pas la nationalité de l’adoptant. Cependant, durant toute sa minorité, il peut faire la demande de changement de nationalité à condition de résider en France.

    Dans le cas d’une adoption plénière, l’enfant adopté obtient de plein droit la nationalité du parent adoptant.

      Qu’en est-il du nom de famille donné à l’adopté ?

      Pour l’adoption simple, le nom de famille des parents peut être ajouté au nom de l’adopté ou le remplacer complètement.

      En matière d’adoption plénière, le nom de famille de l’adoptant remplace le nom de l’adopté. Il est également possible de changer le prénom de l’enfant adopté.



        Qui exerce l’autorité parentale ?

        En adoption simple et plénière, l’exercice de l’autorité parentale revient au parents adoptifs sauf pour l’adoption de l’enfant du conjoint où le parent d’origine conserve seul l’autorité parental sur l’adopté.

        Dans le cas d’une adoption plénière, les deux parents ont l’autorité sur l’enfant adopté.

          En quoi consiste l’obligation alimentaire dans le cadre d’une adoption ?

          Dans l’adoption simple, les parents biologiques doivent subvenir aux besoins alimentaires de l’enfant adopté seulement si les parents adoptants ne le peuvent pas. Cette obligation cesse si l’adopté devient pupille de l’État ou s’il est pris en charge par l’aide sociale.

          Dans une adoption plénière, les parents adoptifs sont tenus de subvenir aux besoins alimentaires de l’adopté. Et l’enfant adopté doit subvenir aux besoins alimentaires des parents adoptants.

            L’adopté et l’adoptant peuvent-ils se marier ?

            Dans une adoption simple, le mariage est interdit dans 3 situations :

            • entre l’adopté et l’adoptant
            • entre le conjoint de l’adoptant et l’adopté
            • entre le conjoint de l’adopté et l’adoptant.

            Dans une adoption plénière, le mariage est interdit dans 2 cas :

            • entre l’adopté et la famille adoptive
            • entre l’adopté et la famille biologique

            Peut-on rompre l’adoption ?

            Pour une demande de révocation de l’adoption simple, l’adopté doit être âgé de plus de 15 ans. Seuls des motifs graves peuvent révoquer une adoption. Par exemple : un comportement injurieux ou délictueux de l’adopté envers l’adoptant et vice versa. La demande de révocation doit être portée au tribunal de grande instance et l’appréciation relève du pouvoir souverain des juges.

            L’adoption plénière est elle irrévocable.