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Canicule : risques et solutions en cas de forte chaleur

Informez-vous sur les risques liés à une canicule, les précautions à prendre et les solutions mises en place par l'Etat pour se protéger de températures élevées

De juin à mi-septembre, le plan national canicule est activé. On parle de canicule lorsque le niveau des températures est très élevé le jour et la nuit durant au moins trois jours consécutifs. Dans ces conditions, l’organisme ne peut pas récupérer convenablement. Fragilisé, il peut être sujet à des accidents graves, voire mortels. De plus, en zone urbaine, la canicule est souvent associée à la pollution, facteur aggravant pour la santé. L’objet de cette démarche a pour but de vous informer sur les risques liés à la canicule et les solutions envisagées pour les limiter.

Canicule : risques et solutions en cas de forte chaleur


Quels sont les principaux effets de la chaleur sur l’organisme ?

La déshydratation chez les personnes qui transpirent et qui ne boivent pas suffisamment d’eau. Puis, le coup de chaleur chez les personnes qui ne transpirent pas normalement et dont la température interne du corps augmente.

Qui est particulièrement exposé à une canicule ?

Même si chacun voit sa fatigue accrue, certaines personnes peuvent être particulièrement touchées par les effets d’une très forte chaleur. C’est souvent le cas pour :

  • les nourrissons et les enfants, notamment les enfants âgés de moins de 4 ans
  • les femmes enceintes
  • les personnes âgées de plus de 60 ans
  • les personnes alitées, dépendantes ou en situation de handicap
  • les personnes souffrant de maladies chroniques ou de pathologie aigüe au moment de la forte chaleur
  • les personnes sous traitement médicamenteux incompatible avec la chaleur
  • les personnes atteintes de troubles mentaux
  • les travailleurs en plein air
  • les personnes en situation de grande précarité
  • les sportifs

Quels signaux doivent vous alerter, comment réagir ?

Si une personne de votre entourage présente un ou plusieurs des symptômes suivants, il peut s’agir d’une urgence vitale. Cela peut être des crampes, une faiblesse importante, une somnolence, des maux de tête, de la fièvre (température supérieure à 38 °C), des vertiges et des nausées, des propos incohérents, un malaise, une perte d’équilibre.

Dans ce cas, vous devez agir sans délai et alerter les secours médicaux en appelant le 15 ou le 114, si vous avez des difficultés à entendre ou à parler.

En attendant les secours, il est capital que la personne soit installée dans un endroit frais, qu’elle soit mouillée et ventilée simultanément. Si elle ne présente pas de troubles de la conscience, vous pouvez lui faire boire de l’eau.



Comment vous protéger de la chaleur ?

En cas d’épisode de forte chaleur, les autorités communiquent des consignes à la radio, à la télévision et sur Internet. Une carte de vigilance, actualisée deux fois par jour (à 6 h et 16 h) est disponible sur le site web de Météo France.

D’une manière générale, vous devez prendre quelques précautions

Boire de l’eau régulièrement sans attendre d’avoir soif. Éviter les boissons contenant de la caféine qui est diurétique. Manger en quantité suffisante, de préférence des plats froids, des fruits riches en eau et des crudités. Proscrire l’alcool.

Mouiller votre corps (avant-bras, visage, cou) et vous ventiler simultanément. Porter des vêtements amples, légers et clairs qui laissent passer l’air et absorbent la transpiration (coton). Protéger votre tête, voire mouiller votre chapeau ou votre casquette. Éviter les efforts physiques (sport, jardinage).

Aux heures les plus chaudes, fermer les volets pour maintenir votre logement au frais. Tôt le matin et pendant la nuit, ouvrir et provoquer des courants d’air pour rafraîchir le logement. Sortir aux heures les moins chaudes (avant 11 h et après 21 h). Éteindre ou réduire l’utilisation des lumières électriques et des appareils produisant de la chaleur

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Il est, par ailleurs, fortement recommandé de s’organiser pour rester en contact avec les personnes âgées, isolées ou fragiles.

Vous êtes âgé

Votre corps transpire moins et vous risquez un coup de chaleur. Vous pouvez ne pas ressentir la sensation de soif, ne pas boire suffisamment et donc vous déshydrater.

En revanche, si vous vous hydratez trop, vous pouvez vous exposer à l’hyponatrémie (baisse du taux de sodium dans le sang) qui entraîne divers troubles (confusion, vertiges, délire, crampes, vomissements, tremblements).

En plus des recommandations générales, il vous est fortement conseillé de boire un litre et demi environ par jour, soit un verre d’eau toutes les heures ; de donner régulièrement de vos nouvelles à votre entourage et de solliciter de l’aide en cas de besoin.

Selon votre situation (cf. « Le dispositif national de prévention »), vous pouvez vous inscrire sur le registre nominatif tenu par votre mairie. En cas de déclenchement du plan canicule, les services sanitaires et sociaux interviendront à votre domicile.

Vous êtes enceinte

Vous devez tout particulièrement suivre les gestes de prévention.

Vous avez de jeunes enfants

Un jeune enfant transpire beaucoup et peut se déshydrater rapidement. Il faut veiller à ne pas le laisser dans un endroit surchauffé ou mal ventilé (voiture par exemple). Il est très important de lui donner à boire un peu d’eau toutes les demi-heures sans attendre qu’il manifeste sa soif.

L’idéal est de le baigner plusieurs fois par jour ; à défaut, de l’humidifier régulièrement.

Afin d’éviter une transpiration excessive, il est conseillé d’isoler son matelas en plastique par une serviette en coton. À l’intérieur, mieux vaut laisser un bébé en couche et un jeune enfant en sous-vêtements. En voiture, vous pouvez équiper les vitres de pare-soleil.

Vous prenez des médicaments régulièrement

Certains médicaments sont susceptibles d’aggraver les effets de la chaleur : épuisement, déshydratation, coup de chaleur. Vous devez demander conseil à votre médecin traitant.

Vous pratiquez un sport

Il est préférable de pratiquer votre activité aux heures les moins chaudes et de boire toutes les dix minutes. Pendant l’effort, vous pouvez maintenir un bon niveau d’hydratation en absorbant une solution à base de glucose et de sodium.

Vous travaillez à l’extérieur

Votre employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer votre sécurité et protéger votre santé. Il doit ainsi veiller à modifier les horaires, adapter le rythme de travail, prévoir des pauses plus longues, alléger les efforts physiques et aménager des zones d’ombre ou des abris climatisés.

Le plan national canicule

À la suite de la canicule de 2003 et de la surmortalité qui en a résulté, un dispositif national de prévention et de soins a été mis en place. Le plan national canicule (PNC) vise à anticiper l’arrivée d’une canicule et à organiser, aux niveaux local et national, les actions qui préviennent et limitent les effets sanitaires de celle-ci.

Via la plateforme téléphonique « Canicule Info Service », le ministère des Solidarités et de la Santé communique sur les effets des fortes chaleurs et les précautions à prendre.

Conjointement organisé par le préfet de département et le président du Conseil départemental, le plan canicule repose sur « la prévention, la vigilance, la responsabilité et la solidarité ». Ainsi, si vous remarquez qu’une personne présente des symptômes de déshydratation ou de coup de chaleur, il vous revient d’appeler les secours en appelant le 15 ou le 114.

Qu’est-ce que recouvre le plan national canicule ?

Il comporte 4 niveaux.

Le niveau 1 : vigilance météorologique verte. Il s’agit de « la veille saisonnière » activée du 1er juin au 31 août qui met en œuvre un dispositif d’information préventive.

Niveau 2 : vigilance météorologique jaune. Il s’agit de « l’avertissement chaleur » lancé si un passage en vigilance orange est probable dans les jours qui suivent.

Niveau 3 : vigilance météorologique orange. Les préfets de département déclenchent « l’alerte canicule » en lien avec les Agences régionales de santé. Des mesures sont mises en place pour prendre en charge les personnes à risque.

Niveau 4 : vigilance météorologique rouge. En cas de canicule avérée intense et durable, « la mobilisation maximale », avec intervention de l’État, est décrétée.

Qui est responsable du dispositif ?

Le préfet est responsable de la mise en place et du déclenchement de « l’alerte canicule ».

Le maire est, quant à lui, tenu d’établir un registre nominatif des personnes âgées ou handicapées vivant à leur domicile qui en font la demande (ou à la demande d’un tiers). C’est lui qui fixe les modalités de recueil, de transmission et d’utilisation des données nominatives. Le registre recense, entre autres, les coordonnées de la personne à contacter en cas d’urgence et celles du médecin traitant.

Le maire doit, par ailleurs, informer ses administrés de la mise à disposition de ce registre ; le communiquer au préfet, à sa demande, en cas de déclenchement d’un PAU (plan d’action d’urgence) ; collecter les demandes d’inscription ; puis, en assurer la conservation, l’actualisation et la confidentialité

Qui peut être inscrit sur le registre nominatif ?

Les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes âgées de 60 ans reconnues inaptes au travail et les adultes handicapés bénéficiant de l’AAH (allocation aux adultes handicapés), de l’allocation compensatrice ou d’une pension d’invalidité.

Comment s’inscrire sur le registre nominatif ?

Les conditions d’inscription varient seront les communes. Certaines mettent en ligne un formulaire que le demandeur doit compléter et renvoyer par courrier ou par courriel. D’autres procèdent à l’inscription de la personne en mairie et demandent la présentation d’une pièce d’identité, d’un justificatif de domicile et d’une carte d’invalidité.