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Don d'organes de son vivant et après son décès

Le don d'organe est un acte de générosité et de solidarité. Qui peut être donneur d'organe ? Comment obtenir une carte de donneur ou, au contraire, manifester son refus sur un registre national ?
Sommaire

La greffe d’organe sauve des vies. Mais pas de greffe sans don d’organes. C’est pourquoi, en France, nous sommes tous considérés comme donneur depuis la loi Caillavet du 22 décembre 1976, sauf si nous exprimons notre refus.Comment faire connaître son choix ? Qui peut donner ses organes ? Dans quelles conditions ? C’est l’objet de cette démarche.

Don d’organes de son vivant et après son décès



Don d'organes de son vivant

Qui peut faire don de ses organes ?

Il n’est pas possible de faire un prélèvement sur une personne mineure ni sur une personne majeure faisant l'objet d'une mesure de protection.

Le don est possible au sein d’une même famille par :

  • le père ou la mère, le fils, la fille, le frère ou la sœur ;
  • les grands-parents, oncles ou tantes, cousins ou cousines germaines ;
  • le conjoint s’ils vivent en couple depuis au moins 2 ans ;
  • toute personne avec laquelle il entretient “un lien affectif étroit et stable” depuis au moins 2 ans.

Autre solution : le don croisé. En cas d'incompatibilité entre le donneur et le receveur, il est possible de procéder à un don croisé avec un autre couple dans la même situation. Dans ce cas, le donneur du premier couple donnera son organe au receveur du second couple et inversement.

Les modalités du don

Avant d'exprimer son consentement, le donneur doit être reçu par un comité d’expert qui l’informe et s’assure de la compréhension sur les risques encourus, les conséquences possibles du prélèvement, les conséquences possibles de la greffe pour le receveur, et les modalités d'un don croisé si besoin.

En cas d’urgence vitale attestée par le médecin en charge du prélèvement, le donneur doit adresser son consentement par écrit au président du tribunal judiciaire ou à un magistrat désigné. Le donneur peut annuler son consentement à tout moment.

En l’absence d’urgence vitale, la demande doit être faite à l’aide du formulaire cerfa 15427 02 et l’adresser au comité d’expert accompagné par la copie de l’attestation de réception du consentement.

Prélèvement d’organe après le décès

Connaître le souhait du défunt

Par défaut, nous sommes tous considérés comme des donneurs, donc si vous vous opposez aux prélèvements de vos organes, il faut le faire savoir à votre entourage.

Refus de dons d'organe

Le moyen le plus simple est de vous enregistrer en ligne sur le registre national des refus de dons d’organe. Le scan d'une pièce d'identité vous sera demandé pour valider votre décision. Il est aussi possible de s'inscrire par courrier, en remplissant le formulaire d'inscription au registre national des refus.

Le refus de prélèvement peut concerner l'ensemble des organes ou seulement certains d’entre eux. Vous avez la possibilité de revenir sur votre décision à tout moment.

Le prélèvement sur des personnes sous tutelle ou mineurs ne peut se faire qu’avec l’accord écrit du tuteur ou des parents. Le registre national des refus des dons d'organe est accessible aux enfants à partir de 13 ans. Les volontés des mineurs sont respectées.

Carte de donneur d'organe

Si vous acceptez le prélèvement d’organe, vous pouvez demander une carte de donneur d’organe. Elle n’a pas de valeur juridique, mais permet de faire connaître votre position, notamment auprès de votre famille, en laissant une trace écrite. Elle permet également de gagner un temps précieux, notamment en cas d’urgence vitale.

A savoir : même si la personne décédée portait une carte de donneur, l'équipe médicale entamera quand même une discussion avec la famille.

Le don d'organe permet de sauver des vies.

Les modalités de prélèvement sur le défunt

Le prélèvement ne peut être effectué qu’après la constatation de décès par deux médecins. Les proches sont consultés et maintenus informés tout au long de la procédure. Ensuite, des analyses sont effectuées afin de déterminer la compatibilité avec des patients en attente de greffe. Enfin, les organes sont prélevés et transportés dans les hôpitaux accueillant les receveurs.

En France, le don d'organe, qu'il soit post-mortem ou non, est toujours gratuit et anonyme. Toute rémunération ou avantage sera lourdement sanctionné.

Organes prélevés

Les principaux organes prélevés sont :

  • le rein ;
  • le foie ;
  • le cœur.

D'autres organes peuvent aussi être prélevés par l'équipe médicale :

  • poumon ;
  • pancréas ;
  • cornées ;
  • certaines parties de l’intestin ;
  • Des tissus (os, tendons, artères, etc.)

Les médecins sont tenus de restaurer le corps après l'intervention avant de le rendre à la famille pour les obsèques.