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Don d'organes de son vivant et après son décès

Qui peut être donneur d'organe ? Comment procéder pour obtenir une carte de donneur, ou, au contraire manifester son refus de don d'organes sur un registre national ?

La greffe d’organe sauve des vies. Mais pas de greffe sans don d’organes. C’est pourquoi, en France, nous sommes tous considérés comme donneur sauf si nous exprimons notre refus. Comment faire connaître son choix ? Qui peut donner ses organes ? Dans quelles conditions ? C’est l’objet de cette démarche.

Don d’organes de son vivant et après son décès



Don d'organes de son vivant

Qui peut faire don de ses organes ?

Il n’est pas possible de faire un prélèvement sur une personne mineure, ni sur une personne majeure faisant l'objet d'une mesure de protection.

Le don est possible au sein d’une même famille par :

  • le père ou la mère, le fils, la fille, le frère ou la sœur
  • les grands-parents, oncles ou tantes, cousins ou cousines germaines
  • le conjoint s’ils vivent en couple depuis au moins 2 ans
  • toute personne avec laquelle il entretient “un lien affectif étroit et stable” depuis au moins 2 ans.

Autre solution : le don croisé. En cas d'incompatibilité entre le donneur et le receveur, il est possible de procéder à un don croisé avec un autre couple dans la même situation. Dans ce cas, le donneur du premier couple donnera son organe au receveur du second couple et inversement.

Les modalités du don

Avant d'exprimer son consentement, le donneur doit être reçu par un comité d’expert qui l’informe et s’assure de la compréhension sur les risques encourus, les conséquences possibles du prélèvement, les conséquences possibles de la greffe pour le receveur, et, les modalités d'un don croisé si besoin.

En cas d’urgence vitale attestée par le médecin en charge du prélèvement, le donneur doit adresser son consentement par écrit au président du TGI (tribunal de grande instance) ou à un magistrat désigné. Le donneur peut annuler son consentement à tout moment.

En l’absence d’urgence vitale, la demande doit être faite à l’aide du formulaire cerfa 15427 01(1) et l’adresser au comité d’expert accompagné par la copie de l’attestation de réception du consentement.

Prélèvement d’organe après le décès

Connaître le souhait du défunt

Par défaut, nous sommes tous considérés comme des donneurs, donc si vous vous opposez aux prélèvements de vos organes, il faut le faire savoir à votre entourage.

Le moyen le plus simple est de vous enregistrer en fournissant le formulaire d'inscription au registre national des refus de dons d’organe. Le refus de prélèvement peut concerner l'ensemble des organes ou seulement certains d’entre eux. Vous avez également la possibilité de revenir sur votre décision à tout moment.

Le prélèvement sur des personnes sous tutelle ou mineurs ne peut se faire qu’avec l’accord écrit du tuteur ou des parents.

Si vous acceptez le prélèvement d’organe, vous pouvez demander une carte de donneur d’organe. Elle n’a pas de valeur juridique, mais permet de faire connaître votre position. Elle permet également de gagner un temps précieux, notamment en cas d’urgence vitale.

Les modalités de prélèvement sur le défunt

Le prélèvement ne peut être effectué qu’après la constatation de décès par deux médecins. Les proches sont consultés et maintenus informés tout au long de la procédure. Ensuite, des analyses sont effectuées afin de déterminer la compatibilité avec des patients en attente de greffe. Enfin, les organes sont prélevés et transportés dans les hôpitaux accueillants les receveurs.