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La plateforme moncommissariat.fr

Les internautes ont maintenant la possibilité de dialoguer en ligne avec un agent de police, sur le site internet moncommissariat.fr. Comment utiliser ce service élaboré pendant le confinement ?
Sommaire

Le droit à la sûreté est inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme, en préambule de la constitution française. La Police nationale propose une plateforme permettant d'orienter les citoyens français. Ces derniers peuvent communiquer directement avec un agent des forces de l'ordre pour lui poser des questions.

La plateforme moncommissariat.fr




Missions de la Police nationale

En 1995, la loi d’orientation et de programmation énonçait les missions de la Police nationale, confirmées par la loi de 2002 sur la sécurité intérieure.

Ces missions répondent à trois grands objectifs principaux :

  • la paix publique, assurée par le contrôle du respect des lois et la protection des personnes ;
  • la police judiciaire, missionnée pour enquêter sous le contrôle de l’autorité judiciaire ;
  • le renseignement, nécessaire à la protection de l’ordre public et des intérêts de la Nation.

Ces missions induisent au quotidien des actions visant à assurer la sécurité des personnes, à maintenir les flux migratoires dans la légalité, à lutter contre les activités illégales, à protéger le pays des menaces, et plus globalement, à prévenir le désordre public.

Les forces de sécurité sont organisées autour de départements et structures, SDLP, DCPAF, DCPJ, GIR, UCLAT, DCRI, DCCRS, RAID, DCI ...

Les commissariats dépendent des Directions départementales de la Sécurité publique (DDSP) qui sont rattachées à la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) au ministère de l’Intérieur.

Cette direction, au maillage territorial imposant, est une entité essentielle au sein de la Police nationale, à la fois dans la lutte contre la criminalité, les trafics, les violences urbaines ou l’insécurité routière, organisée sous un angle préventif et répressif.

La Police nationale évolue dans ses missions et services. Les commissariats, sièges de l’action policière, mais aussi lieux d’accueil des populations victimes d’infractions ou autres, proposent une nouvelle façon de prendre en charge vos requêtes, par le biais d’une plateforme intitulée Mon.Commissariat.

Plateforme moncommissariat.fr

La plateforme moncommissariat.fr

Les utilisateurs peuvent se connecter à cette plateforme et poser des questions par l’intermédiaire d’une messagerie instantanée. Les périodes de confinement correspondent à une nette hausse des échanges journaliers, jusqu’à 10 fois plus.

En page d’accueil de la plateforme, vous trouverez deux possibilités d’accéder aux informations :

  • Un menu déroulant à trois entrées selon que vous êtes victime ou désireux d’effectuer un signalement ou, tout simplement, en quête d’information : des liens vous guident vers des sites susceptibles de vous apporter les réponses à vos questions ;
  • Une fenêtre de messagerie instantanée qui vous permet de poser votre question spécifique et vous met en relation directe avec un agent de police. Une bulle vous précise que cette conversation se fait en mode privé et qu’elle n’est pas enregistrée. Le tchat affiche en priorité un lien vers le téléchargement des attestations de déplacement, un des motifs principaux d’appel de la part des citoyens.

Derrière l’interface, une dizaine d’agents de police spécialement formés à cet exercice, qui se relaient 7j/7 entre 8h et 20h pour répondre à vos interrogations majoritairement liées aux restrictions de circulation.

Mais ils renseignent aussi des usagers confrontés à des difficultés, qui cherchent à porter plainte, signaler des contenus illicites ou dénoncer des escroqueries.

Ce nouvel outil a pour but de limiter les appels au 17 pour ces demandes liées à des situations non urgentes et non dangereuses, qui peuvent être redirigées vers les services adéquats :

Des évolutions pour 2021

Depuis juin 2020, la plateforme Mon.Commissariat a enregistré 17 000 messages. Les volumes varient selon l’état anxiogène des citoyens ou la déclaration de nouvelles dispositions obligatoires qui s’appliquent aux citoyens (autorisation de sortie, justificatifs, distance autorisée...).

Fort de ce succès, et d’un notable désengorgement du 17 depuis la mise en place de l’outil, l’État a décidé de conserver et de faire évoluer la plateforme vers un service plus important.

Dès le début de l’année 2021, des effectifs supplémentaires vont être affectés à cette plateforme pour un fonctionnement 24h/24.

L’autorité rappelle que cette disponibilité élargie restera réservée aux requêtes non urgentes ne nécessitant pas une intervention immédiate des forces de police.





À chaque besoin son numéro

Pour favoriser le bon usage des services à la population et des différents centres d’appels mis à votre disposition, voici un rappel des numéros à contacter selon votre situation :

  • 112 européen (urgence) : l’appel est transféré sur le 18 pour traitement ou redirection;
  • 15 (SAMU) : urgences médicales ;
  • 17 (police, gendarmerie) : accident, agression, nuisances, vol, dégradation, cambriolage, etc.
  • 18 (pompiers) : malaise, blessure grave, incendie, accident, etc.

La plateforme mon.commissariat ne reçoit donc pas les demandes relatives :

  • aux situations d’urgence mettant en danger un tiers ou vous-même ;
  • aux situations de détresse psychologique ou sociale, qui peuvent relever d’une urgence ;
  • à votre quotidien : pharmacie de garde, plombier, serrurier, nom de rue...

La dématérialisation grandissante des échanges avec les services publics assurant la sécurité ou la santé de la population ne libère pas l’usager de ses responsabilités et obligations. En effet, une sollicitation malveillante, fantaisiste ou inappropriée de l’appareil public reste répréhensible et prive les autres usagers de leur droit fondamental à la protection.