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17 831 fraudes à la carte bancaire signalées sur la plateforme Perceval

La fraude aux moyens de paiement représente 5,5 millions d’euros par an et les escroqueries à la carte bancaire — moyen de paiement le plus utilisé par les Français — sont assez fréquentes. Depuis juin 2018, les victimes ont la possibilité d’effectuer un signalement sur la plateforme Perceval. Quel est le bilan de ces trois derniers mois ?

Début juin 2018, le C3N (Centre de lutte contre les criminalités numériques) de la gendarmerie nationale a mis en place Perceval, une nouvelle plateforme qui permet de signaler les fraudes à la carte bancaire. Un point sur l’intérêt de cette plateforme et le bilan des signalements effectués ces 3 derniers mois.

Perceval : une plateforme pour signaler les fraudes à la carte bancaire

Cette plateforme de signalement des fraudes à la carte bancaire s’appelle Perceval et a été créée pour « simplifier les démarches des usagers » et « améliorer les rapprochements judiciaires ».

Lorsque vous constatez une utilisation frauduleuse de votre carte bancaire, la première chose à faire est de faire opposition.

Dans un second temps, vous pourrez effectuer un signalement sur la plateforme Perceval, accessible sur Service-public.fr, le site officiel de l'administration française. Il convient pour cela de procéder à la création de votre compte personnel ou de vous connecter à l’aide de vos identifiants France Connect si vous disposez déjà d’un accès.

Vous aurez ensuite accès à un formulaire qui vous permettra de communiquer un maximum d’informations sur les circonstances de la fraude. Est-ce une commande effectuée sur internet ? Un problème dans un commerce ? Un problème lié à un voyage à l’étranger ? Tout ce qui pourra aider les autorités.

À la fin de la procédure, vous recevrez un récépissé qui vous aidera à justifier votre demande de remboursement auprès de votre banque.

Une fois votre signalement effectué, une enquête sera menée par les forces de l’ordre. Et grâce à ces outils numériques il leur sera plus facile d’établir des rapprochements, « de disposer d’une vue complète du phénomène de fraude », « de mieux détecter les fraudes de grandes ampleurs » ou encore « d’adresser des messages de prévention ciblés » peut-on lire sur le site du ministère de l’Intérieur.

Bilan des signalements effectués sur la plateforme Perceval

En 3 mois, 17 831 signalements ont été enregistrés via la plateforme Perceval. Cela représente 42 334 usages frauduleux de cartes bancaires et un préjudice total de plus de 5,5 millions d’euros, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Le colonel Cyril Piat, adjoint au chef du C3N, a précisé lors d’une présentation du dispositif au pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale à Pontoise que « cela représente désormais environ 270 signalements par jour en moyenne ».

Cette fraude aux moyens de paiement est pourtant en recul selon le bilan fait par l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement qui annonçait une baisse de 6,8 % en 2017 pour un montant de 744 millions d’euros. Et selon ce même rapport, 48 % de ces utilisations frauduleuses sont des escroqueries à la carte bancaire ce qui représentait 360,7 millions d’euros l’année dernière.

Deux autres plateformes de signalement vont bientôt voir le jour

Tout d’abord, une plateforme dédiée au signalement des violences sexuelles et sexistes va être mise en place. Celle-ci devait voir le jour au printemps 2018, mais le lancement a finalement été reporté au mois d’octobre.

Elle sera suivie en 2019 de la création de la plateforme Thésée qui permettra de déposer une plainte en ligne contre tout fait d’escroquerie sur internet. Gérée par la SDLC (Sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité) de la police judiciaire, celle-ci sera spécialisée dans la lutte contre le piratage des emails, contre les arnaques « à la romance », les « ransomwares » (ou « rançongiciels »), les chantages en ligne et les fraudes aux faux sites de vente, a expliqué Valérie Maldonado, adjointe à la SDLC.

Ces nouveaux outils en ligne font partie des mesures annoncées en février par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et s’inscrivent dans le cadre de la PSQ (Police de sécurité du quotidien).