Vous avez probablement déjà observé des dizaines de plaques d’immatriculation sans remarquer une particularité : certaines lettres de l’alphabet n’y apparaissent jamais. C’est notamment le cas du I, du O et du U. Cette absence n’est pas liée au hasard.
Pourquoi les lettres I, O et U ne figurent-elles pas sur les plaques d’immatriculation ?
La principale raison est liée à la lisibilité des caractères. Sur une plaque d’immatriculation, certains caractères peuvent être difficiles à distinguer lorsqu’ils sont lus rapidement, notamment par un automobiliste, un agent ou un dispositif automatisé. C’est précisément le problème posé par les lettres I, O et U.
Le I peut être confondu avec le chiffre 1, tandis que le O présente une forte ressemblance avec le chiffre 0. De son côté, le U peut être visuellement rapproché du V. L’exclusion de ces lettres permet donc de réduire le risque d’erreur lors de la lecture d’une plaque. Cette précaution prend également son importance avec les dispositifs capables de reconnaître automatiquement les immatriculations.
Une règle liée au fonctionnement du système d’immatriculation
Cette particularité s’inscrit dans la réforme intervenue en 2009, avec le remplacement progressif de l’ancien système FNI (fichier national des immatriculations) par le SIV (système d'immatriculation d'un véhicule). Avec ce nouveau dispositif, chaque véhicule reçoit un numéro d’immatriculation composé de deux lettres, trois chiffres et deux lettres, séparés par des tirets. Le numéro est attribué au niveau national et accompagne le véhicule pendant toute sa durée d’utilisation.
Contrairement à l’ancien système, le numéro n’est notamment plus lié au département de résidence du propriétaire. Un déménagement ou une vente du véhicule ne nécessite donc pas, à lui seul, l’attribution d’un nouveau numéro SIV.
Bon à savoir : les caractéristiques d’une plaque ne sont toutefois pas la seule question à connaître : en cas de disparition, il est également important de savoir que faire en cas de vol de plaques d’immatriculation.
Existe-t-il d’autres lettres ou combinaisons exclues ?
Le cas du I, du O et du U n’est pas le seul élément particulier du système français. Certaines combinaisons de lettres font également l’objet de restrictions. C’est notamment le cas de SS, une association de lettres qui renvoie historiquement à la Schutzstaffel, organisation du régime nazi. Son exclusion répond donc à une logique très différente de celle appliquée au I, au O et au U : il ne s’agit plus d’éviter une confusion visuelle, mais de tenir compte de la portée historique de cette combinaison.
D’autres séries ont également pu faire l’objet de restrictions dans l’ancien système d’immatriculation. Le cas de AZF, notamment en Haute-Garonne, est associé à la catastrophe industrielle survenue à Toulouse en 2001. Certaines combinaisons autrefois écartées au niveau départemental ne font toutefois plus l’objet des mêmes restrictions avec le SIV.
Peut-on choisir les lettres de sa plaque d’immatriculation ?
Avec le système actuel, vous ne pouvez pas librement choisir la combinaison qui compose votre numéro d’immatriculation. En effet, le numéro est attribué automatiquement selon les règles du SIV. Il n’est donc pas possible de demander une combinaison particulière simplement parce qu’elle correspond à des initiales, à un prénom ou à un autre élément personnel.
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