Le PER (Plan d’épargne retraite), créé par la loi PACTE en 2019, s’est progressivement imposé comme la référence en matière d’épargne retraite, en remplacement des anciens dispositifs comme le PERP ou le contrat Madelin. Il en existe trois formes : individuel, collectif d’entreprise (Pereco) et obligatoire d’entreprise. La loi de finances pour 2026 a introduit 3 ajustements qui concernent tous ces types, mais pas les anciens produits, qui conservent leur régime spécifique.
Les prélèvements sociaux augmentent de 1,4 point
C’est la mesure qui touche le plus grand nombre d’épargnants. La Contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus de placement a été relevée de 1,4 point par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Conséquence directe : le taux global de prélèvements sociaux applicable aux sommes retirées d’un PER passe de 17,2 % à 18,6 %.
Cette hausse s’applique à toutes les sorties effectuées depuis le 1er janvier 2026, que ce soit sous forme de rente viagère ou en capital. Elle concerne l’ensemble des PER, quelle que soit leur forme.
Plus de déduction fiscale sur les versements après 70 ans
Jusqu’à présent, les épargnants pouvaient déduire de leur revenu imposable les sommes versées sur leur PER, dans la limite d’un plafond annuel, sans condition d’âge. Ce n’est plus le cas.
Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués par des personnes âgées de 70 ans ou plus ne donnent plus droit à cet avantage fiscal. L’intérêt d’alimenter un PER après cet âge se trouve donc sensiblement réduit, même si le placement reste possible.
Avant 70 ans, la déductibilité reste pleinement applicable. Le plafond se calcule sur les revenus professionnels de l’année, et les sommes non utilisées peuvent être reportées.
Les plafonds non utilisés sont reportables sur 5 ans
C’est la seule mesure qui élargit les possibilités offertes aux épargnants. Auparavant, il était possible de mobiliser les plafonds de déduction non consommés des 3 années précédentes. Ce délai est désormais porté à 5 ans pour les versements effectués à partir de 2026.
En pratique, cela permet de rattraper des plafonds inutilisés plus loin dans le temps, ce qui peut être utile lors d’une hausse de revenus ou en cas de versements exceptionnels. Les plafonds restent indexés sur le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS).
La mutualisation entre conjoints est également maintenue : chaque membre d’un couple peut utiliser le plafond non consommé de l’autre, ce qui offre une flexibilité supplémentaire dans la gestion de l’épargne commune.
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