Après avoir augmenté de 4 % en juillet 2022, puis de 0,8 % en janvier 2023, les pensions de retraite de base vont une nouvelle fois grimper. « Elles seront toutes revalorisées de 5,2 % au 1er janvier 2024 », a annoncé Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, dans une interview accordée au Parisien.
Retraite : de combien votre pension de base va-t-elle augmenter au 1er janvier 2024 ?
Une hausse qui n’est pas une surprise. En effet, le montant de la pension de retraite de base évolue chaque 1er janvier en fonction de l’indice des prix à la consommation hors tabac, précise le Code de la Sécurité sociale. Conséquence : plus l’inflation est élevée, plus les pensions augmenteront.
Alors concrètement, de combien votre pension va-t-elle grimper l’an prochain ? Tout dépend du montant actuel de votre retraite de base. Vous percevez une pension mensuelle brute de 1 500 euros ? Ce sera une hausse de 78 euros brut. En revanche, ce sera une augmentation mensuelle de 93,60 euros si vous touchez à l’heure actuelle 1 800 euros de retraite de base.
| Retraite de base : les nouveaux montants au 1er janvier 2024 | |
|---|---|
| Montant mensuel brut actuel | Montant mensuel brut après la revalorisation de 5,2 % |
| 900 euros | 946,80 euros |
| 1 000 euros | 1 052 euros |
| 1 100 euros | 1 157,20 euros |
| 1 200 euros | 1 262,40 euros |
| 1 300 euros | 1 367,60 euros |
| 1 400 euros | 1 472,80 euros |
| 1 500 euros | 1 578 euros |
| 1 600 euros | 1 683,20 euros |
| 1 700 euros | 1 788,40 euros |
| 1 800 euros | 1 893,60 euros |
Bon à savoir : pour connaître le montant net de votre pension de retraite, il faut déduire la Casa au taux de 0,3 %, la CRDS au taux de 0,5 % et la CSG au taux de 3,8 %, 6,6 % ou 8,3 %, sauf si vous êtes exonéré. Pour vous aider, vous pouvez utiliser le convertisseur du site services.info-retraite.fr.
Agirc-Arrco : les pensions seront revalorisées au 1er novembre 2023
Attention toutefois, cette revalorisation ne concerne pas les retraites complémentaires. Car pour ces dernières, ce sont les caisses elles-mêmes et non le gouvernement qui décident des niveaux d’augmentation.
Pour l’Agirc-Arrco, principale caisse de retraite complémentaire, la hausse intervient chaque année au 1er novembre. Pour ce faire, le conseil d’administration se base sur l’indice le plus faible entre l’inflation et la hausse du salaire moyen par tête (SMPT). Puis, pour définir le taux de revalorisation final, il a également une marge de manœuvre de 0,2 %.
À titre d’exemple, pour la dernière augmentation de 5,12 % en novembre 2022, étaient pris en compte : l’évolution du salaire moyen (+ 4,8 %), le rattrapage de l’inflation constatée en 2021 (+ 0,1 %) et l’usage de la marge de manœuvre (+ 0,2 %).
À noter : la revalorisation de l’Agirc-Arrco devrait être connue courant octobre.
Les pensions des autres régimes complémentaires devraient évoluer début janvier
En revanche, pour les autres régimes complémentaires, la hausse entre traditionnellement en vigueur au 1er janvier. Et là non plus, on ne connaît pas encore les montants des revalorisations. Pour rappel, en début d’année, la CARPV (Caisse autonome de retraite et de prévoyance des vétérinaires) avait ainsi augmenté les pensions de 4,5 %.
Les micro-entrepreneurs, architectes ou moniteurs de ski rattachés à la Cipav (Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse) avaient quant à eux bénéficié d’une revalorisation de 5,3 %. Et la hausse était de 4,8 % pour les travailleurs indépendants qui ont cotisé auprès de la CPSTI (Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants).
Seule exception : la CARMF (Caisse autonome de retraite des médecins de France) avait décidé de geler les pensions complémentaires en janvier 2023 afin de maintenir l’équilibre financier. En cause ? Le gouvernement avait instauré dans son budget de la Sécurité sociale l’exonération du paiement des cotisations des médecins libéraux qui cumulent emploi et retraite. Une mesure qui entrainait selon la caisse un manque à gagner de 73 millions d’euros.
D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.