Nos conseillers répondent
à vos questions
Ouvert aujourd'hui
Service privé fourni par DemarchesAdministratives.fr

Canicule : puis-je garder mon enfant à la maison ?

Votre enfant doit-il aller à l’école en pleine canicule ? Voici ce que dit la loi, ce qu’autorise le ministère et ce que peuvent faire les parents.

Ce lundi 22 juin 2026, la France fait face à l’un des épisodes caniculaires les plus intenses de l’année, avec des pointes attendues à 40°C dans plusieurs villes du pays. Dans ce contexte, une question s’impose chez de nombreux parents : suis-je obligé d’envoyer mon enfant à l’école malgré cette canicule ?

L’école reste obligatoire, même par fortes chaleurs

Quand la canicule s’installe et que le thermomètre dépasse les 35, voire les 40°C, la tentation est grande de garder vos enfants à la maison plutôt que de les envoyer en classe. Mais sur le plan légal, la réponse est sans équivoque : la scolarité est obligatoire pour tous les enfants âgés de 3 à 16 ans, et aucun épisode de canicule ne modifie cette règle.

L’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement est formel : aucun seuil thermique n’a été fixé au-delà duquel les cours seraient automatiquement suspendus ou banalisés. En clair, même en pleine canicule à 40 °C, aucune disposition réglementaire ne vous autorise à justifier l’absence de votre enfant par la seule chaleur.

Canicule : ce que dit le ministère de l’Éducation nationale

Si la loi ne laisse pas de place à l’interprétation, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a cependant introduit une nuance importante pour cette canicule. Lors d’un déplacement à Poitiers le vendredi 19 juin, il a déclaré : « À titre exceptionnel, il faut évidemment avoir une bienveillance particulière pour les parents qui décideraient, lundi, de garder leurs enfants à la maison. »

Une position compréhensible, mais qui reste encadrée. Le ministre a rappelé que dans de nombreuses communes, l’école ou le collège demeure « l’endroit le plus frais de tout le quartier », et qu’à ce titre, y envoyer vos enfants peut contribuer à « sauvegarder » leur bien-être et leur santé. Autrement dit, les garder à domicile n’est pas nécessairement la meilleure option selon la configuration de votre logement.

Édouard Geffray a par ailleurs annoncé qu’à l’avenir, les épreuves écrites du brevet et du baccalauréat ne se dérouleront plus l’après-midi, afin d’anticiper les conséquences des canicules qui, selon lui, « se reproduiront pour des années à venir ».

Des adaptations décidées au niveau local

En pratique, le ministère s’appuie sur un cadre national appelé Plan de sauvegarde contre les vagues de chaleur, qui laisse une large marge de manœuvre aux autorités académiques. Chaque recteur peut décider des mesures adaptées à sa zone en fonction de l’intensité de la canicule.

Ces adaptations peuvent prendre plusieurs formes :

  • Aménagement des horaires : certains établissements libèrent les élèves en début d’après-midi pour éviter les heures les plus chaudes.
  • Fermeture temporaire : en dernier recours, une école ou un collège peut être fermé si les conditions d’accueil ne sont plus acceptables.

Pour ce lundi 22 juin 2026, 845 écoles et collèges ont ainsi été fermés sur le territoire, tandis que 1 800 autres établissements ont aménagé leurs emplois du temps.

Ce que vous pouvez faire

En l’absence de fermeture officielle annoncée par votre académie, voici ce que vous pouvez raisonnablement faire face à la canicule :

  • Renseignez-vous auprès de l’établissement avant toute décision : certaines écoles aménagent leurs horaires sans communication officielle centralisée.
  • Contactez votre rectorat ou académie pour savoir si des mesures locales ont été prises en raison de la canicule.
  • Évaluez la situation au cas par cas : si votre domicile est mieux ventilé que l’école, garder votre enfant à la maison reste possible, avec la tolérance affichée par le ministère pour les épisodes exceptionnels.
  • Signalez l’absence à l’école dans tous les cas, comme pour n’importe quelle absence ordinaire.

 

Olivier Calcagno

D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.