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Complémentaire santé obligatoire à l'Éducation nationale : ce qui change au 1er mai 2026

Au 1er mai 2026, la mutuelle devient obligatoire pour les agents de l'Éducation nationale. Découvrez ce qui change vraiment pour vous.

Le compte à rebours est lancé. Dans quelques semaines, la complémentaire santé des agents de l’Éducation nationale va changer de visage et pour beaucoup, de prix. Enseignants, personnels administratifs, contractuels : voici ce qui vous attend concrètement.

Une complémentaire santé désormais obligatoire

Pendant des années, les agents de la fonction publique d’État avaient une liberté que leurs homologues du privé n’avaient pas : celle de choisir ou non une complémentaire santé. Cette époque touche à sa fin.

À partir du 1er mai 2026, adhérer au contrat collectif négocié par les ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche devient obligatoire. L’organisme retenu après appel d’offres ? Le groupement MGEN/CNP Assurances.

La bonne nouvelle : l’employeur prend en charge 50 % de la cotisation de base. Concrètement, ce n’est plus un symbolique remboursement de 15 euros par mois comme depuis janvier 2022, c’est une vraie participation, alignée sur ce qui existe depuis longtemps dans le secteur privé.

Combien allez-vous payer ?

Pour un agent gagnant autour de 2 500 euros bruts par mois, la cotisation au socle de base s’élève à environ 75 euros mensuels. Avec la prise en charge employeur à 50 %, il reste environ 37,50 euros à votre charge.

Deux options viennent compléter ce socle :

  • Option 1 (7 euros, prise en charge à 50 %) : honoraires de praticiens, paramédicaux, chambre particulière, médecines douces.
  • Option 2 (30 euros, non prise en charge au-delà de 5 euros) : optique et dentaire renforcés, en plus des garanties de l’option 1.

Attention : couvrir un conjoint et deux enfants fait rapidement grimper la facture : comptez jusqu’à 190 euros pour le seul socle, et près de 270 euros avec l’option 2. L’employeur ne finance que la part de l’agent actif, pas celle des ayants droit.

Peut-on refuser cette mutuelle ?

Des cas de dispense sont prévus. Vous pouvez notamment refuser d’adhérer si :

  • vous êtes déjà couvert par le contrat collectif obligatoire de votre conjoint ;
  • vous bénéficiez de la Complémentaire santé solidaire (CSS) ;
  • vous avez un contrat individuel en cours, jusqu’à son échéance (dans la limite de 12 mois).

Attention toutefois : en cas de dispense, vous perdez la participation financière de l’employeur. Une comparaison précise des garanties et du coût réel reste donc indispensable avant de faire votre choix.

La prévoyance : un point de vigilance

C’est l’un des changements les plus importants de la réforme. Contrairement à l’ancien contrat MGEN, la prévoyance n’est plus incluse automatiquement.

Elle fait désormais l’objet d’un contrat facultatif distinct, couvrant notamment les arrêts de travail de longue durée, l’invalidité ou le décès. L’employeur prévoit une participation forfaitaire de 7 euros par mois.

Concrètement, les agents qui ne souscrivent pas à cette garantie pourraient se retrouver moins bien protégés qu’auparavant sur ces risques majeurs.

Les retraités également concernés

Les retraités peuvent eux aussi adhérer à ce nouveau dispositif. Ils ne bénéficient pas de la participation de l’employeur, mais profitent de conditions avantageuses : absence de questionnaire médical et évolution encadrée des tarifs au fil des années.

 

Olivier Calcagno

D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.