France Travail et le réseau des Missions Locales ont fait face à une nouvelle cyberattaque. Que s’est-il passé ? Combien de personnes sont concernées ? On fait le point.
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Quelle est l’origine de la cyberattaque chez France Travail ?
Selon un communiqué de presse de France Travail, cette cyberattaque a débuté par le piratage du compte d’un responsable gestion de comptes au sein d’une Mission Locale, un rôle clé chargé d’autoriser les accès des collègues au système partagé déployé sous l’égide de la loi pour le plein emploi.
Grâce aux privilèges élevés de ce compte, l’assaillant a créé deux comptes fictifs via la plateforme ProConnect, ouvrant ainsi la porte à la consultation de dossiers individuels. Les trois comptes impliqués ont été rapidement suspendus une fois l’anomalie détectée, limitant potentiellement l’ampleur des dommages.
Quelles informations ont été dérobées ?
Les informations exposées incluent des éléments sensibles comme les noms, prénoms, dates de naissance, numéros de sécurité sociale, identifiants France Travail, ainsi que les adresses postales, mails et numéros de téléphone. En revanche, aucun mot de passe ni coordonnées bancaires n'ont été dérobés, indique France Travail.
Qui est concerné ?
Les victimes sont principalement des jeunes inscrits à France Travail ou orientés vers des formations, souvent dans le cadre d’un accompagnement social et professionnel par les Missions Locales. Selon France Travail, environ 1,6 million de personnes sont concernées. Ces dernières seront informées de cette fuite de données personnelles.
À noter : France Travail et l’Union Nationale des Missions Locales (UNML) appellent à une vigilance accrue face aux hameçonnages par mail ou appel, et aux tentatives d’usurpation d’identité, en rappelant que les organismes publics ne demandent jamais de mots de passe ou données bancaires par ces canaux.
Est-ce la première cyberattaque chez France Travail ?
Cette cyberattaque n’est pas isolée et s’inscrit dans une série d’incidents récurrents chez France Travail. En mars 2024, un piratage via un compte d’accompagnateur Cap Emploi avait potentiellement exposé les données de 43 millions d’usagers, marquant une brèche massive sur près d’un mois.
Plus récemment, en juillet 2025, environ 340 000 demandeurs d’emploi ont vu leurs informations fuiter, tandis que d’autres acteurs publics comme l’Urssaf ou Pajemploi ont subi des attaques similaires en 2025.
D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.