Pour les futurs étudiants et leurs familles, une question très concrète se pose : combien coûtera réellement une inscription dans l’enseignement supérieur ? Droits de scolarité, contribution vie étudiante et de campus, éventuels frais de transfert entre établissements… Pour l’année universitaire 2026-2027, plusieurs sommes sont à prévoir, avec des montants qui varient fortement selon le diplôme visé, licence, master, doctorat, ou encore formation de santé. On fait le point sur l’ensemble des frais à anticiper avant la rentrée, ainsi que sur les démarches de paiement à ne pas manquer.
Les droits d’inscription selon le diplôme préparé
Chaque année, les droits de scolarité applicables aux diplômes nationaux sont revus au niveau national. Pour l’année universitaire 2026-2027, les montants restent structurés autour d’un taux normal et d’un taux réduit, ce dernier s’appliquant à certaines situations spécifiques (boursiers, apatrides, réfugiés ou bénéficiaires de la protection subsidiaire, par exemple).
Concernant les filières générales, une licence coûte 178 € au taux normal, contre 118 € au taux réduit. Le master, quant à lui, s’élève à 255 € (166 € au taux réduit), tandis que le doctorat atteint 397 € (264 € au taux réduit). L’habilitation à diriger des recherches suit la même grille que le doctorat.
Du côté des formations d’ingénieur, la situation dépend de la date d’entrée dans le cursus. Les étudiants ayant débuté leur formation avant le 1er septembre 2018 s’acquittent de 630 € (419 € au taux réduit), un montant qui s’applique aussi au diplôme d’État de paysagiste et aux formations dispensées par les écoles rattachées au ministère de l’enseignement supérieur. En revanche, pour les cursus démarrés après cette date, la facture grimpe nettement : 2 620 € au taux normal, ou 1 742 € au taux réduit.
Bon à savoir : l’inscription dans un BTS public ne donne lieu à aucun droit d’inscription. Les établissements délivrant leurs propres diplômes fixent en revanche leurs tarifs de manière autonome, il convient donc de se renseigner directement auprès d’eux.
Le cas des formations de santé
Les études de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique et les formations paramédicales obéissent à une grille tarifaire distincte. Les diplômes de formation générale (DFGSM, DFGSP, DFGSO, DFGSMA) sont facturés 178 € (118 € au taux réduit), tandis que les diplômes de formation approfondie et certains diplômes d’État (sage-femme, chirurgien-dentiste, pharmacien, infirmier en pratique avancée) s’élèvent à 255 € (166 € au taux réduit).
Le diplôme d’État de docteur en médecine, comme les diplômes d’études spécialisées (DES) en médecine, pharmacie et odontologie, atteignent 525 € (350 € au taux réduit). D’autres formations affichent des tarifs propres, à l’image du certificat de capacité d’orthophoniste (563 € au taux normal et 375 € au taux réduit), du diplôme d’État de psychomotricien (1 376 € au taux normal et 917 € au taux réduit) ou encore du diplôme d’État de docteur vétérinaire (166 € au taux normal et 111 € au taux réduit).
Les formations relevant de l’enseignement supérieur agricole public ou du ministère de la culture disposent, elles aussi, de leurs propres arrêtés tarifaires.
Le cas particulier des étudiants inscrits à plusieurs diplômes
Certains étudiants préparent plusieurs diplômes en parallèle, que ce soit au sein d’un même établissement ou dans des structures différentes. Les règles applicables varient selon la configuration.
Lorsque plusieurs inscriptions concernent le même établissement, seul le premier diplôme est facturé au taux plein. Les suivants bénéficient automatiquement du taux réduit. Une exception existe toutefois : si un étudiant est autorisé à s’inscrire dans une année d’études supérieure sans avoir totalement validé l’année précédente, seuls les droits correspondant à cette nouvelle année sont dus.
Pour des inscriptions réparties entre plusieurs établissements distincts, chaque diplôme donne lieu au paiement de droits spécifiques. Si les montants diffèrent d’un diplôme à l’autre, c’est le tarif le plus élevé qui doit être réglé en priorité.
La contribution vie étudiante et de campus (CVEC)
Au-delà des droits de scolarité, la majorité des étudiants doivent s’acquitter de la CVEC, fixée à 105 € pour la rentrée 2026-2027. Cette contribution finance des actions liées à la vie étudiante sur les campus.
Sont concernés les étudiants en formation initiale, qu’ils suivent un cursus classique ou un contrat d’apprentissage, ainsi que les élèves de classes préparatoires aux grandes écoles. À l’inverse, ne sont pas soumis à cette contribution les étudiants inscrits en lycée dans une formation post-bac (BTS, diplômes des métiers de l’art...), ceux dont la formation continue est prise en charge par un employeur ou un organisme collecteur, ainsi que les étudiants étrangers en mobilité dans le cadre d’une convention entre établissements.
Le paiement s’effectue en ligne, via la création préalable d’un compte sur le portail dédié aux démarches étudiantes, ou en espèces directement au guichet d’un bureau de poste, contre remise immédiate d’un avis de paiement. Un point important à retenir : si plusieurs inscriptions sont réalisées la même année universitaire, la CVEC n’est due qu’une seule fois, lors de la première d’entre elles.
Une fois le compte créé, une attestation d’acquittement doit être obtenue et présentée à l’établissement au moment de l’inscription, que ce soit sous forme numérique ou imprimée selon les modalités de chaque établissement. En cas de renoncement à l’inscription ou d’interruption des études en cours d’année, aucun remboursement de la CVEC n’est possible.
Le transfert d’inscription entre deux établissements
Un étudiant qui change d’établissement en cours de cursus doit anticiper certains frais liés au transfert. Une somme de 23 € est retenue par l’établissement d’origine pour la gestion administrative de ce transfert.
Si le changement intervient à partir de la fin du premier semestre, la moitié des frais de scolarité déjà versés est reversée au nouvel établissement d’accueil, ce qui limite l’impact financier de la démarche.
Les modalités de paiement
En principe, les frais d’inscription se règlent en une seule fois. Certains établissements proposent néanmoins un paiement échelonné en trois fois, une option qu’il convient de vérifier directement auprès du service scolarité concerné.
D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.