Pour lutter contre la précarité menstruelle, Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, a dévoilé ce mardi 23 février 2021 une nouvelle mesure : la gratuité des protections périodiques pour toutes les étudiantes dès le mois de septembre 2021. Cette nouvelle devrait être accueillie avec soulagement par de nombreuses jeunes Françaises.
7 % des étudiants en précarité menstruelle
En 2018, la taxe sur les tampons et serviettes hygiéniques avait été abaissée. De 20 %, elle était passée à 5,5 %, taux réservé aux produits de première nécessité. Un premier pas, mais loin d’être suffisant pour de nombreuses étudiantes.
Car selon une enquête publiée en début de mois par la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), 13 % des personnes interrogées assurent avoir dû choisir entre des protections hygiéniques et un produit de première nécessité, faute de budget suffisant. Et 10 % déclarent avoir déjà fabriqué leurs propres protections périodiques. Par ailleurs, 7 % des sondés se disent eux-mêmes en précarité menstruelle.
Protection hygiénique : 1 500 distributeurs gratuits
« En 2021, il est inacceptable qu'on doive choisir entre se nourrir et pouvoir se protéger », avait commenté Frédérique Vidal. Donc pour répondre à cette précarité menstruelle, l'exécutif va faire installer dans les universités 1 500 distributeurs gratuits de protections hygiéniques d’ici à la rentrée prochaine. Le ministère de l’Enseignement supérieur ajoute que ces tampons et serviettes hygiéniques seront « respectueux de l’environnement ».
Le coût de ce dispositif est estimé à 15 millions d’euros par an. Par ailleurs, il s’accompagnera d’une campagne de communication pour toucher l’ensemble des étudiants.
D’autres mesures pour lutter contre la précarité étudiante
Cette mesure, prise pour aider les jeunes durement touchés par la crise sanitaire, s’ajoute à d’autres. En janvier 2021, Emmanuel Macron avait annoncé la mise en place d’un « chèque-psy » et de deux repas par jour à un euro dans les restaurants universitaires.
En revanche, l’exécutif refuse toujours l’ouverture du RSA (Revenu de solidarité active) à tous les jeunes de 18 à 25 ans ou d’augmenter les bourses et les APL.
Alors pour obtenir de nouvelles mesures pour lutter contre la précarité, 14 syndicats d’étudiants appellent à une journée de mobilisation le 16 mars 2021.