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SNCF : pourquoi les billets de train pourraient coûter plus cher en 2023

Les voyageurs devront-ils payer en 2023 leur billet de train plus cher ? Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, n’exclut pas cette hypothèse.

Les prix des billets de train vont-ils augmenter en 2023 ? Si pour le moment, il est trop tôt pour répondre à cette question, l’hypothèse est déjà sur la table. Le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, a d’ailleurs indiqué auprès de plusieurs journalistes que la compagnie pourrait être forcée de le faire, rapporte Capital.

Pourquoi les prix des billets de train pourraient augmenter en 2023 ?

En effet, la compagnie fait face à une hausse des coûts. Les prix de « l’énergie augmentent », tout comme celui des « travaux », a ainsi expliqué Jean-Pierre Farandou, d’après le magazine économique, avant de faire d’autres constations : « les coûts du ferroviaire » grimpent et « on aura peut-être des salaires qui vont augmenter ».

Alors la compagnie ferroviaire sera « peut-être obligée de répercuter » une partie de ces hausses sur les prix des billets en 2023, a-t-il précisé.

Les billets coûtent-ils plus cher cette année ?

Mais d’ailleurs, les billets ont-ils augmenté cette année ? Non, répond la compagnie ferroviaire ; les prix ont même « baissé de 7 % » depuis juin 2021 et le lancement de la nouvelle offre tarifaire, précise-t-elle à Libération. De son côté, l’INSEE estime, dans un rapport publié le 13 mai dernier, qu’ils ont grimpé de 14,6 % entre avril 2021 et avril 2022.

Comment peut-on expliquer cet écart ? La méthodologie n’est pas la même, indique Libération. Ainsi, la SNCF prend en compte deux éléments sur une période donnée : le chiffre d’affaires qu’elle divise par le nombre de billets vendus, explique le quotidien. L’INSEE se base, quant à lui, sur les prix affichés sur le site de la compagnie. Autrement dit, l’institut ne mesure pas si le voyageur a bel et bien acheté son billet. Et certains peuvent donc se tourner vers des offres low cost comme le Ouigo.

De plus, comme l’a relevé Jean-Pierre Farandou auprès de Capital, « la bonne année de comparaison avec 2022, c’est 2019 », c’est-à-dire la dernière année qui n’a pas été impactée par la crise sanitaire. Et d’après le patron de la SNCF, « en 2021, la proportion de prix réduits » était assez élevée, cela fait « baisser la moyenne des prix ».