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Combien de Français renoncent à la nationalité française ?

Chaque année, des Français renoncent volontairement à leur nationalité. Découvrez les chiffres officiels, les conditions et les consulats les plus concernés.

Ils tournent la page du passeport tricolore : chaque année, plusieurs centaines de Français choisissent volontairement de renoncer à leur nationalité française. Ce chiffre reste marginal à l’échelle nationale, mais il intrigue : alors combien de citoyens décident de quitter officiellement la communauté nationale ?

Un phénomène rare mais encadré

Selon les données communiquées par le ministère de l’Intérieur, entre 2015 et 2024, la France a enregistré en moyenne 120 demandes par an de libération des liens d’allégeance envers la France, c’est-à-dire des personnes souhaitant perdre leur nationalité française par décret.

Ce processus concerne essentiellement les Français établis à l’étranger. Entre 2015 et 2024, 92 % des démarches sont déposées auprès des postes consulaires :

  • 30 % des demandes proviennent du consulat de France à Genève ;
  • 14 % de l’ambassade à Monaco ;
  • 8 % du consulat général de la France aux États-Unis.

« Depuis 2023, on note une augmentation des demandes déposées à l’ambassade de France au Luxembourg (10 % des demandes en 2025) », écrit le ministère de l’Intérieur.

Les conditions légales pour renoncer à la nationalité française

Pour rappel, la nationalité française ne se perd pas par simple désintérêt. Il faut répondre à plusieurs conditions prévues par le Code civil, selon le parcours de chaque personne. Voici les principaux cas de figure :

  • Acquisition d’une nationalité étrangère : une personne qui devient volontairement citoyenne d’un autre pays peut déclarer qu’elle renonce à la nationalité française ;
  • Naissance à l’étranger d’un parent français unique : possibilité de répudier la nationalité française d’origine ;
  • Naturalisation en même temps qu’un parent : cas de perte au titre de l’effet collectif ;
  • Mariage avec un étranger : si la nationalité étrangère du conjoint est acquise, la nationalité française peut être répudiée.

Enfin, lorsqu’aucune de ces situations ne s’applique, la personne peut demander au ministère de l’Intérieur une autorisation spéciale, dite libération des liens d’allégeance, à condition de détenir déjà une autre nationalité. Cette démarche vise à éviter tout risque d’apatridie.

Bon à savoir : en 2024, 103 661 personnes ont acquis la nationalité française.

 

Olivier Calcagno

D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.