France Travail est de nouveau au centre d’une affaire de données piratées. Cette fois, la cyberattaque revendiquée ne touche pas les demandeurs d’emploi, mais les professionnels qui travaillent dans le réseau de l’opérateur public. L’information a été révélée par FrenchBreaches, un site spécialisé dans le suivi des fuites de données en France. Voici ce que l’on sait à ce stade.
Une base de données mise en vente sur un forum cybercriminel
Le 7 octobre 2026, un internaute utilisant le pseudonyme « 0xRune » a publié une annonce sur un forum fréquenté par des cybercriminels. Il propose à la vente un fichier qu’il présente comme composé uniquement de données d’employés de France Travail. L’annonce porte le titre « France Travail September 2026 ».
Pour prouver le sérieux de son offre, l’auteur a joint un échantillon de 1 000 lignes. C’est ce fichier que FrenchBreaches a pu examiner. La mention « September 2026 » ne prouve pas que l’attaque ait eu lieu en septembre. Selon FrenchBreaches, elle peut aussi bien désigner la date de création du fichier, de sa mise à jour ou de son extraction.
Comment la cyberattaque se serait déroulée ?
L’origine technique de la fuite de données n’est pas établie de façon certaine. L’auteur de l’annonce n’explique pas comment il se serait procuré les données. FrenchBreaches indique toutefois, d’après ses propres informations, que l’intrusion aurait eu lieu la semaine précédente. Le pirate serait passé par le compte Microsoft d’un employé. L’accès aurait ensuite été repéré et bloqué quelques jours après le vol des données.
Quelles données sont concernées ?
L’échantillon de 1 000 fiches compte 22 champs. Il s’agit surtout d’informations professionnelles et organisationnelles :
- nom, prénom et civilité ;
- adresse e-mail professionnelle ;
- numéros de téléphone fixe et mobile ;
- fonction exercée ;
- région de rattachement, type de structure, nom et code du site ;
- plusieurs identifiants internes (identifiant DGA SI, code SAFIR, indication d’habilitation CLI) ;
- l’adresse d’une photo de profil hébergée sur l’intranet.
L’analyse n’a relevé ni mot de passe, ni donnée bancaire. Aucune information tirée des dossiers de demandeurs d’emploi n’a non plus été identifiée.
Une revendication qui reste à confirmer
FrenchBreaches classe cette fuite parmi les revendications « crédibles », sans aller plus loin. L’échantillon est cohérent et contient de nombreux éléments propres à l’environnement de France Travail, mais cela ne suffit pas à confirmer l’existence des 100 738 numéros de téléphone fixes et mobiles annoncées.
Notons toutefois qu’à l’heure actuelle, France Travail n’a toujours pas confirmé cette cyberattaque.
D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.