C’est une petite révolution pour les globe-trotteurs français. Longtemps gratuit et délivré par voie postale, le permis de conduire international (PCI) passe à l’ère du tout numérique. Depuis le 3 mars 2026, il se demande exclusivement en ligne, sur le portail de l’ANTS. Objectif : moderniser la procédure et réduire les délais d’obtention. Mais cette simplification s’accompagne d’un changement notable : l’apparition de frais de dossier, désormais fixés à 7,25 €.
Un service confié à un prestataire privé
Jusqu’à fin février, la gestion du permis de conduire international relevait directement des services de l’État, sans frais pour les usagers. Désormais, c’est un prestataire privé qui assure l’édition et l’envoi du document. Le paiement s’effectue exclusivement en ligne, par carte bancaire, lors de la validation de la demande sur le site de l’ANTS.
Une démarche 100 % dématérialisée via l’ANTS
Finies les enveloppes timbrées et les dossiers papier à envoyer par courrier. La demande de permis de conduire international se fait désormais entièrement en ligne. Pour constituer le dossier numérique, il faut prévoir :
- une pièce d’identité (carte d’identité, passeport ou identité numérique via l’app France Identité) ;
- un justificatif de domicile de moins de six mois ;
- son permis de conduire français en cours de validité ;
- une e-photo avec code numérique, obtenue en cabine agréée ou chez un photographe habilité.
Attention : si votre permis national est abîmé ou illisible, la plateforme bloquera la demande. Il faudra d’abord renouveler votre permis français avant d’obtenir le PCI.
Bon à savoir : les titulaires d’un permis délivré avant la réforme n’ont pas de démarches à faire : leur document reste valable jusqu’à sa date d’expiration, et au plus tard jusqu’au 31 décembre 2029.
Permis de conduire international : dans quels pays est-il obligatoire ?
Le permis international reste avant tout une traduction officielle du permis français, indispensable pour conduire hors de l’Union européenne et de l’Espace économique européen. Certains pays, notamment le Maroc, la Tunisie ou l’Algérie, acceptent encore le permis français pour les séjours de courte durée. Avant toute demande, mieux vaut vérifier les exigences locales sur le site de la Sécurité routière ou dans les conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères.
D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.