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Taxe foncière 2027 : pourquoi une nouvelle hausse est à prévoir ?

Après une hausse limitée en 2026, la taxe foncière pourrait davantage augmenter en 2027. On vous explique les raisons.

Après une année 2026 relativement calme, les propriétaires pourraient connaître une nouvelle augmentation de leur taxe foncière en 2027. Plusieurs facteurs pourraient en effet faire progresser la facture, à commencer par l’évolution de l’inflation. À cela pourraient s’ajouter certaines mesures concernant les logements anciens et les biens laissés vacants.

Une hausse de la taxe foncière limitée en 2026

L’année 2026 marque une forme d’accalmie pour les propriétaires. La revalorisation des bases servant au calcul de la taxe foncière a été limitée à 0,8 %, contre 1,7 % en 2025 et des niveaux nettement plus élevés les années précédentes.

Cette évolution s’explique notamment par le ralentissement de l’inflation. Les valeurs locatives cadastrales, qui servent de base au calcul de la taxe foncière, sont en effet revalorisées chaque année en fonction de l’évolution des prix.

À cette revalorisation relativement faible s’est ajouté un autre élément : la majorité des communes ont conservé leurs taux d’imposition : 85,8 % des communes ont maintenu leur taux en 2026.

Bon à savoir : en 2026, la date limite pour payer votre taxe foncière dépend du mode de règlement choisi. Le paiement en ligne est possible jusqu’au 20 octobre 2026 à minuit, tandis que les autres moyens de paiement sont acceptés jusqu’au 15 octobre 2026 à minuit, lorsque le montant de l’impôt ne dépasse pas 300 €. En cas de retard, une majoration de 10 % peut s’appliquer.

Pourquoi la taxe foncière pourrait augmenter davantage en 2027 ?

L’accalmie observée en 2026 pourrait toutefois ne pas durer. Plusieurs éléments laissent présager une pression plus importante sur la taxe foncière l’année prochaine.

Le retour de l’inflation pourrait faire grimper les bases

Le premier facteur à surveiller est l’évolution des prix. Le montant de la taxe foncière dépend notamment des valeurs locatives cadastrales, lesquelles font l’objet d’une revalorisation annuelle liée à l’inflation.

Or, après le ralentissement observé en 2025, les perspectives pour 2026 sont désormais moins favorables. L’Insee évoque une inflation qui pourrait dépasser 2 % en 2026, avec une prévision pouvant atteindre 2,5 % selon la Banque de France.

Si cette évolution se confirme, la base servant au calcul de la taxe foncière progressera davantage en 2027. Même en l’absence de modification du taux voté par la commune, les propriétaires pourraient donc voir leur avis d’imposition augmenter.

Les taux locaux peuvent également évoluer

La revalorisation des bases n’est pas le seul élément qui détermine le montant de la taxe foncière. Les collectivités disposent également de la possibilité de modifier leurs taux d’imposition.

Ces décisions peuvent avoir un impact important sur la facture finale. Une augmentation du taux local vient en effet s’ajouter à la revalorisation de la base fiscale.

En 2026, le contexte des élections municipales a notamment contribué à limiter les changements de taux dans de nombreuses communes. Cette situation ne constitue toutefois pas une garantie pour les années suivantes.

Les logements anciens pourraient être davantage concernés

Autre changement susceptible d’alourdir la facture de certains propriétaires à partir de 2027 : la possibilité de mettre à jour la valeur locative de certains logements anciens. Les logements construits avant les années 1970 pourraient être concernés par une actualisation de leur valeur locative lorsque certains éléments de confort ne figurent pas dans leur fiche descriptive. Sont notamment évoqués des équipements comme l’eau courante, l’électricité ou encore les sanitaires.

Cette évolution pourrait concerner plusieurs millions de logements, avec un impact moyen estimé à 63 euros supplémentaires de taxe foncière pour les biens concernés. Cette actualisation ne serait toutefois pas automatique partout : les communes ou intercommunalités pourraient décider de l’appliquer.

Les logements vacants pourraient aussi coûter plus cher

Les propriétaires d’un logement inoccupé devront également être attentifs aux changements prévus en 2027. Une nouvelle taxe sur la vacance des locaux d’habitation doit remplacer les dispositifs actuels concernant les logements vacants. Les collectivités pourront, dans certaines limites, appliquer des taux plus élevés.

Dans les zones tendues, la majoration pourrait ainsi atteindre jusqu’à 60 %. Hors de ces territoires, le plafond serait fixé à 50 %. Cette évolution pourrait donc renforcer la pression fiscale pesant sur les propriétaires qui conservent un logement vide pendant une période prolongée.

 

Olivier Calcagno

D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.