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Pyrénées-Orientales : 4 questions pour tout savoir sur le possible changement de nom

Le département des Pyrénées-Orientales pourrait bientôt changer de nom. Une consultation citoyenne va être lancée.
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Le département des Pyrénées-Orientales va-t-il bientôt changer de nom ? La présidente du département, Hermeline Malherbe, a en tout cas annoncé ce lundi 15 janvier l’organisation d’une grande consultation citoyenne sur ce sujet.

Pyrénées-Orientales : 4 questions pour tout savoir sur le possible changement de nom



Pourquoi les Pyrénées-Orientales pourraient changer de nom ?

Un nom qui « manque d’identité » ou jugé « trop fade ». Depuis plusieurs années, des élus locaux demandent à sonder les habitants sur un éventuel changement de nom du département des Pyrénées-Orientales, rappelle La Dépêche du Midi.

En 2016, lors de la fusion des régions françaises entraînant certaines nouvelles appellations, Agnès Langevine, la vice-présidente de la région, avouait que « la vraie question à soumettre, c’est le changement de nom du département », souligne le quotidien régional.

Comment pourrait s’appeler le département ?

En février 2024, un groupe de travail composé d’historiens, d’universitaires en droit, d’acteurs de la langue catalane et de la culture et de représentants des chambres consulaires devra fixer les modalités du vote, le coût de cet éventuel changement et la liste des noms potentiels.

Cependant, selon Actu Perpignan, 2 propositions semblent s’imposer : Pyrénées-Catalanes et Pyrénées-Méditerranée. Le premier nom mettrait en avant les racines culturelles du territoire. La deuxième proposition pourrait quant à elle rendre le territoire plus attractif et pourrait avoir du sens alors qu’un autre département de la région s’appelle Pyrénées-Atlantiques, note le média en ligne.

De son côté, France Bleu a réalisé un sondage entre le mercredi 10 janvier et le lundi 15 janvier. Sur les 17 000 votes, l’appellation « Pays catalan » a été plébiscitée (56 % des votants), largement devant « Pyrénées-Catalanes » (17 %) et « Pyrénées-Méditerranée » (6 %). Toutefois, 18 % des internautes qui ont participé à ce sondage estiment qu’il ne faut pas changer le nom du département.

Comment va se dérouler la consultation citoyenne ?

La consultation citoyenne commencera à l’automne, voire peut-être même dès le mois de septembre 2024. Une campagne de communication sera préalablement réalisée pour appeler les habitants à voter. Un ou plusieurs noms leur seront soumis. Ils pourront également choisir de garder celui actuel de Pyrénées-Orientales.

Enfin, en décembre le nom retenu à l’issue de ce vote sera proposé à l’État. En cas de changement de nom, le Conseil d’État devra rendre son avis. Puis, le gouvernement aura la décision finale.




Quels départements ont déjà changé de nom ?

Depuis la création des départements, en 1790, les changements de nom ne sont pas très fréquents. En tout, seuls 7 territoires sont ainsi concernés. Le premier ? En 1794, la Mayenne-et-Loire devient Maine-et-Loire. Puis, il faut attendre près de 150 ans pour voir d’autres départements changer de nom.

Ainsi, en 1941, la Charente-Inférieur dont le nom provient de sa situation géographique par rapport au fleuve devient la Charente-Maritime. De même, le nom Seine-Inférieure est également jugé trop péjoratif. Résultat  : en 1955, le département est rebaptisé Seine-Maritime. Pour le même motif, la Loire-Inférieure suit. Ce département situé aux bords de l’océan devient en 1957 la Loire-Atlantique.

Puis, en 1969, les Basses-Pyrénées, qui font référence à l’altitude qui est moins élevée qu’à l’est, sont rebaptisés en Pyrénées-Atlantiques et en 1970, les Basses-Alpes, dont l’origine est identique, sont renommées Alpes-de-Haute-Provence. Enfin, le dernier département à avoir changé de nom est les Côtes-du-Nord. Jugé trop confus, il est remplacé par Côtes-d’Armor qui signifie « Côtes du pays de la mer », en 1990.

 

Rédacteur
Olivier Calcagno
Expert & Rédacteur


D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.