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Le Premier ministre appelle les cheminots à la « responsabilité » avant les épreuves du bac

La réforme ferroviaire sera adoptée dans les prochaines 48 h, mais certains syndicats de cheminots continuent à se mobiliser. Les épreuves du bac 2018 seront-elles perturbées par des grèves dans les transports ?

Malgré l’adoption imminente de la loi pour la réforme ferroviaire, le mouvement de grève des cheminots continue. Le Premier ministre Edouard Philippe demande que les grèves soient suspendues pendant les épreuves du baccalauréat, pour permettre aux candidats d’aller passer leurs épreuves sans stress supplémentaire. Un point sur la situation.

Le Premier ministre appelle les cheminots à la « responsabilité » avant les épreuves du bac



L’appel d’Edouard Philippe à l’Assemblée nationale

« Du 18 au 25 juin, se dérouleront les épreuves du Baccalauréat (qui) suscitent évidemment, de la part de ceux qui vont les subir, de ceux qui espèrent obtenir leur Baccalauréat et de la part de leur famille, beaucoup d’attentes et beaucoup d’inquiétude », a déclaré le Premier ministre. Il déplore le fait que certaines « organisations syndicales appellent — alors même que la loi aura été adoptée — à poursuivre la contestation ».

La CFDT n’appellera pas à la grève pendant les épreuves du bac

Mardi 12 juin, le mouvement de grève tendait à s’essouffler avec 17,63 % de grévistes au total en milieu de matinée recensée par la Direction de la SNCF. Une forte baisse en comparaison avec la « Journée sans cheminots » du 14 mai, où la mobilisation avait repris de la vigueur et comptait jusqu’à 27,58 % de personnel en grève, avec presque 75 % des conducteurs grévistes.

La CFDT qui affirme toujours être « en colère et mobilisée », s’est également dite « responsable » et a appelé à « ne pas participer au mouvement de grève le lundi 18 juin et le vendredi 22 juin » par l’intermédiaire de son secrétaire général Didier Aubert.

La loi sur la réforme ferroviaire bientôt adoptée

C’est mercredi 13 juin et jeudi 14 que la nouvelle loi sur la réforme ferroviaire devrait être définitivement adopté au Parlement.

Le gouvernement n’a pas cédé sur ses priorités : il y aura bien ouverture à la concurrence, réorganisation de l’entreprise et la fin du recrutement au statut. Edouard Philippe avait récemment expliqué dans une interview donnée au Parisien : « Nous n’y reviendrons pas, ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas ouvert aux discussions pour parler des modalités. »

C’est sur les négociations des modalités que les cheminots en grève espèrent encore peser. En effet, après le passage de la loi sur la réforme du rail, la bataille ne s’arrêtera pas pour eux, car la convention collective nationale (CCN) de l’entreprise sera prochainement l’objet de discussions tripartites entre syndicats, patronat et gouvernement. C’est cette convention qui remplacera l’actuel statut de cheminot pour les nouveaux embauchés à partir de 2020.