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Le « zéro toxique » n'est pas encore atteint pour les couches bébés en 2018

Il n’y a pas que pour l’alimentation que le consommateur recherche des produits plus sains, plus naturels. Pour l’hygiène de leur bébé, il souhaite aussi des produits sans risque pour la santé. L’association 60 millions de consommateurs a cette fois passé au crible les couches de bébés. Quelles sont leurs conclusions ?
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Après la publication d’une première enquête-choc il y a maintenant 18 mois de ça, l’association 60 millions de consommateurs dresse le bilan sur les résidus potentiellement toxiques contenus dans les couches bébés. Les fabricants en ont-ils amélioré la composition ?

Le « zéro toxique » n’est pas encore atteint pour les couches bébés en 2018

L’objectif « zéro toxique au contact des bébés » n’est pas encore atteint

Des résultats d’enquête mitigés ont été publiés par 60 millions de consommateurs. Certaines marques ont visiblement amélioré la composition de leurs couches bébés, comme Pampers, qui avait été le mauvais élève de 2017. En revanche, la marque du distributeur E.Leclerc Mots d’Enfants et la marque Love & Green qui avaient été plébiscitées en 2017 pour l’absence de résidus toxiques ont des résultats bien moins bons en 2018.

Des traces de composés organiques volatiles, des polluants susceptibles de provoquer des irritations ont été repérés dans les couches Mots d’enfants, tandis que des résidus de glyphosate ont été mis en évidence non seulement dans les couches Love & Green mais aussi dans 3 autres produits de marque Lotus Baby, Pommette (Intermarché) et Lillydoo.

Cette année, la marque qui arrive en tête du classement est Joone, c’est aussi la plus chère.

Des quantités de toxiques minimes, mais le risque sanitaire ne peut être écarté

Les recherches concernant les produits potentiellement toxiques que l’on trouve dans les couches bébés, ou dans les produits d’hygiène en général sont encore peu nombreuses et parfois très controversées. De ce fait, il appartient au consommateur-parent de choisir le niveau de protection contre les substances potentiellement toxiques qu’il veut pour son enfant, car comme l’explique 60 millions de consommateurs « Dans tous les cas, les teneurs de substances indésirables restent très faibles. Le risque sanitaire semble donc minime a priori. Mais il ne peut être écarté, notamment pour le glyphosate » que l’on soupçonne désormais d’agir comme un perturbateur endocrinien.

La nécessité d’une meilleure information et de contrôles renforcés

Encore faut-il pouvoir faire un choix pour son enfant en ayant tous les renseignements. Le problème souvent mis en avant étant le manque d’information quasi systématique sur la composition des produits.

De plus, 60 millions de consommateurs souligne que « pour arriver au zéro résidu toxique dans les couches bébés, quels que soient les matières premières utilisées ou le sous-traitant, un contrôle plus sévère des processus de fabrication s’impose », ainsi qu’« une réglementation plus stricte » sur les fibres, les parfums, les colorants contenus dans les couches qui se retrouvent en contact avec la peau des bébés. Une plus grande transparence de la part des fabricants sur la composition des produits est probablement nécessaire.

L’association a également testé 143 autres produits d’hygiène pour bébés, dont des laits, des crèmes… et fait part de son inquiétude concernant certains produits qui contiennent toujours du phénoxyéthanol, un conservateur qui pourrait être toxique.