Le mois d’août 2026 s’annonce chargé sur le plan administratif et budgétaire. Entre la revalorisation du taux du livret A, la hausse des tarifs réglementés de l’électricité, le versement de l’allocation de rentrée scolaire et l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation sur le démarchage téléphonique, plusieurs mesures vont directement influencer le quotidien des ménages. Tour d’horizon de ces changements et de leurs conséquences concrètes.
Livret A et LDDS : une hausse du taux au 1er août
Après une période de baisse entamée en 2025 et confirmée en février 2026, le taux du livret A repart à la hausse. À compter du 1er août 2026, il passe de 1,5 % à 1,7 %. Cette évolution s’applique automatiquement, sans aucune démarche à effectuer de la part des épargnants.
Le livret de développement durable et solidaire (LDDS), dont la rémunération est alignée sur celle du livret A, bénéficie de la même revalorisation. Les plafonds de versement, en revanche, restent inchangés : 22 950 euros pour le Livret A et 12 000 euros pour le LDDS.
Cette hausse résulte de la formule de calcul réglementaire qui prend en compte la moyenne des taux interbancaires de la zone euro et l’évolution des prix à la consommation sur les douze derniers mois. Elle est proposée tous les six mois par la Banque de France, puis validée par le ministère de l’Économie et des Finances.
LEP : un taux maintenu à 2,5 %
Le livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux foyers aux revenus modestes, ne suit pas la même trajectoire. Son taux reste fixé à 2,5 % au 1er août 2026, un niveau identique à celui appliqué depuis février.
Selon la formule de calcul habituelle, ce taux aurait dû être ramené à 2,2 %. Le gouverneur de la Banque de France a toutefois recommandé de le maintenir à 2,5 %, une décision justifiée par le succès de ce produit d’épargne auprès des ménages modestes : plus de 12 millions de personnes détiennent aujourd’hui un LEP, contre 7 millions en 2020.
Électricité : une hausse des tarifs réglementés
Le 1er août marque également une évolution des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE), correspondant notamment au tarif bleu d’EDF. Cette hausse, de 2,5 % TTC en moyenne, concerne les foyers ayant souscrit un contrat au tarif réglementé.
Cette augmentation s’explique principalement par la révision du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité et par l’intégration d’un nouveau mécanisme de capacité, destiné à sécuriser l’approvisionnement électrique pour la saison hivernale à venir.
Les consommateurs ayant opté pour une offre de marché à prix fixe ne sont pas concernés pendant la durée de leur engagement. En revanche, les offres indexées sur le tarif réglementé suivront cette évolution à la hausse.
Allocation de rentrée scolaire : dates et montants
À l’approche de la rentrée, l’allocation de rentrée scolaire (ARS) sera versée aux familles éligibles dès le mois d’août. Cette aide, destinée à couvrir les dépenses liées à la scolarité (fournitures, matériel, vêtements), concerne chaque année plus de trois millions de familles.
Le calendrier de versement pour 2026 est le suivant :
- le mardi 4 août pour les départements de Mayotte et de La Réunion ;
- le mardi 18 août pour la métropole, la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique.
Les montants de l’ARS ont été revalorisés de 0,8 % au 1er avril 2026. Le barème applicable pour la rentrée 2026, selon l’âge de l’enfant au 31 décembre 2026, est le suivant :
- 426,87 € pour un enfant âgé de 6 à 10 ans ;
- 450,41 € pour un enfant âgé de 11 à 14 ans ;
- 466,02 € pour un enfant âgé de 15 à 18 ans.
Pour rappel, l’ARS est accordée sous conditions de ressources aux familles ayant des enfants scolarisés âgés de 6 à 18 ans. Les plafonds, calculés sur la base du revenu fiscal de référence 2024, s’établissent à 28 956 € pour un enfant à charge, et augmentent progressivement selon le nombre d’enfants, jusqu’à 49 002 € pour quatre enfants.
Par ailleurs, pour les enfants de 6 à 15 ans, le versement est automatique. Pour les 16-18 ans, une déclaration de scolarité ou d’apprentissage doit être effectuée au préalable dans l’espace personnel du bénéficiaire.
Démarchage téléphonique : la fin du système Bloctel
Autre changement notable, mais qui prendra effet un peu plus tard dans le mois : à compter du 11 août 2026, le démarchage téléphonique à des fins commerciales sera interdit par principe, pour l’ensemble des secteurs d’activité.
Une entreprise ne pourra désormais vous contacter par téléphone à des fins de prospection que dans deux cas précis :
- l’appel concerne un contrat déjà conclu avec cette entreprise ;
- vous avez donné votre consentement explicite, libre et éclairé à être démarché.
Ce changement de logique, passant d’un système d’opposition (l’inscription volontaire sur liste rouge) à une interdiction par défaut, entraîne la disparition du service Bloctel à cette même date. Les entreprises devront désormais prouver qu’elles ont recueilli l’accord du consommateur avant tout appel commercial, sous peine de nullité du contrat conclu. Une exception subsiste pour le démarchage lié à la vente d’abonnements à des journaux, périodiques ou magazines.
D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.