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Plan de relance de l'apprentissage : Des mesures pour favoriser l'embauche d'apprentis

En raison de la crise du Covid-19, l’apprentissage pourrait être fortement impacté. Afin de ne pas pénaliser les apprentis, le gouvernement a annoncé une série de mesures destinées à favoriser les embauches. Quelles sont-elles ?
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Afin d’éviter qu’un trop grand nombre de jeunes ne se retrouvent sans contrat après la crise du Covid-19, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un plan de relance massif pour l’apprentissage. En effet, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ne souhaite pas que la génération qui arrive sur le marché du travail soit sacrifiée : « Les jeunes ne seront pas la variable d’ajustement de la crise ». Aide à l’embauche élargie, délai supplémentaire pour trouver une entreprise, mobilisation territoriale, etc. Le point sur les mesures annoncées.

Plan de relance de l'apprentissage : Des mesures pour favoriser l'embauche d'apprentis


Une aide à l’embauche élargie

Une aide étendue à un niveau d’étude supérieure

Actuellement, seules les entreprises qui emploient un apprenti d’un niveau inférieur ou égal au BAC sont éligibles à l’aide à l’embauche.

Mais en raison de l’épidémie de Covid-19, cette aide sera étendue à l’embauche d’apprentis jusqu’à la licence professionnelle.

Une aide élargie à toutes les entreprises

L’aide à l’embauche concerne les entreprises dont l’effectif est inférieur à 250 salariés. Mais le gouvernement a annoncé que ce dispositif sera étendu à toutes les entreprises.

Cependant, celles qui emploient plus de 250 personnes devront avoir au moins 5 % d’alternants dans leur effectif de 2021. Dans le cas contraire, elles devront rembourser la somme allouée.

Une aide revalorisée

Actuellement, l’aide à l’embauche pour les entreprises de moins de 250 salariés embauchant un apprenti d’un niveau inférieur ou égal au BAC est de 4 125 €.

Mais au vu de la situation actuelle, toutes les entreprises recrutant un jeune en contrat d’apprentissage jusqu’en licence professionnelle entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021 percevront une aide à l’embauche plus élevée.

Celle-ci s’élèvera à 8 000 euros pour un apprenti majeur et à 5 000 euros pour un apprenti mineur, représentant alors un coût supplémentaire supérieur à un milliard d’euros pour l’État.

Selon la ministre du Travail, la première année d’embauche d’un apprenti ne devrait quasiment rien coûter à l’entreprise. En effet, le salaire minimum mensuel d’un apprenti lors de sa première année est de 416 euros s’il est âgé de moins de 18 ans, et de 662 euros s’il a entre 18 et 20 ans. Pour les apprentis âgés de 21 à 25 ans, un reste à charge de 175 euros par mois pour l’entreprise sera à prévoir.

Un délai supplémentaire pour trouver une entreprise

Selon la loi « Avenir professionnel », les jeunes n’ayant pu trouver de contrat d’apprentissage sont autorisés à rester dans leur CFA (Centre de formation pour apprentis) pendant trois mois. Ce délai leur permet de rechercher une entreprise plus sereinement. Étant donné la conjoncture, celui-ci sera prolongé de trois mois supplémentaires, soit six mois au total. Ainsi, les apprentis n’ayant pas trouvé d’employeur pourront rester dans leur centre jusqu’à la fin février 2021.

Une mobilisation territoriale prévue

Pour la rentrée 2020-2021, Muriel Pénicaud invite à la mobilisation territoriale. Elle souhaiterait que tous les vœux d’apprentissage formulés via les plateformes Affeinet et Parcoursup puissent obtenir une proposition.

Cela permettrait de maintenir le niveau historique de contrats d’apprentissage atteint l’an dernier, soit 368 000.

Enfin, le confinement a pu démontrer que certains apprentis n’avaient pas d’équipement informatique leur permettant de bien travailler à distance. Les centres de formation, via l’aide au premier équipement professionnel, pourront financer l’achat d’ordinateurs ou de tablettes pour les apprentis.