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Renforcement du Volontariat international en entreprise

Le gouvernement s’est prononcé le 7 septembre 2020 sur le Volontariat international en entreprise (VIE) et la nécessité de renforcer ce dispositif.
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Dans le cadre du plan de relance, l’accent est mis sur l’emploi des jeunes avec un budget s’élevant à 6,7 milliards d'euros. Franck Riester, le ministre délégué au Commerce extérieur et à l'Attractivité, a également annoncé une aide de l’État pour favoriser le travail à l’étranger et le développement du statut VIE.

Renforcement du Volontariat international en entreprise


VIE : une expérience professionnelle à l’étranger

Le Volontariat international en entreprise (VIE) permet de réaliser une mission au sein d’une entreprise à l’étranger. Il s’apparente à un service civique et comporte donc plusieurs conditions d’éligibilité. En effet, le VIE est possible pour les jeunes de 18 à 28 ans, dans une entreprise française basée à l’étranger ou dans une entreprise ayant noué un partenariat avec une structure française. La durée des missions confiées est limitée dans le temps : entre 6 et 24 mois.

Les volontaires sont indemnisés pour leur travail, avec le versement mensuel d’une indemnité fixe de 723,99 euros et d’une indemnité supplémentaire, qui varie en fonction du pays. Un décret datant du 19 juillet 2019 apporte des précisions à ce sujet, mais son entrée en vigueur est repoussée au 23 mai 2021.

Pour candidater à un VIE, la procédure s’effectue en ligne sur le site du Centre d'information sur le volontariat international (CIVI). Un CV, de même que le numéro identifiant défense remis lors de la JDC, vous sont demandés afin de compléter l’inscription. Une fois celle-ci achevée, les offres de VIE sont directement consultables.

Aider les entreprises à l’export

La promotion du statut VIE est également associée au plan de soutien à l’export. 247 millions d’euros sont attribués en faveur des entreprises œuvrant à l’international, particulièrement affectées par le contexte sanitaire.

L’ensemble des mesures du plan de relance sont regroupées dans un dossier de presse publié le 3 septembre. Il mentionne la mise en place du « chèque VIE » pour l’envoi d’un jeune dans une petite ou moyenne entreprise étrangère. Il correspond à une prise en charge de 5 000 euros par l’État. Ce montant représente 15 à 20 % des frais engagés au cours de la mission du volontaire. Par ailleurs, il s’adresse aussi aux diplômés « issus de formations courtes ou venant des quartiers prioritaires de la politique de la ville ». Un tel coup de pouce devrait générer 3 000 missions selon les prévisions du gouvernement.

Le plan comprend, en plus du renforcement des VIE, un certain nombre de mesures comme la création d’un « chèque export ». Ce dernier est destiné à financer, par exemple, jusqu’à 50 % du coût d’inscription à un salon international.