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Cueillette des champignons : Attention à l'intoxication alimentaire !

Tous les champignons ne sont pas comestibles. Certains sont même mortels ! Soyez prudents lors de la cueillette. Ce qu’il faut savoir.
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Chaque année, en automne, de nombreux cas d’intoxications alimentaires dus à la consommation de champignons vénéneux sont recensés. Voici des conseils pour éviter les déconvenues avec les champignons.

Cueillette des champignons : Attention à l’intoxication alimentaire !


Pensez à montrer votre butin en pharmacie

Au cours de leurs études, les pharmaciens et préparateurs bénéficient d’un apprentissage en mycologie. Ainsi, dans n’importe quelle pharmacie, les spécialistes de santé sont à même de vous répondre quant au caractère comestible ou non des champignons que vous avez ramassés.

Si une association de mycologie est domiciliée dans votre commune, vous pouvez tout aussi bien faire contrôler votre cueillette par leurs soins.

Les vétérinaires savent également comment réagir en cas d’ingestion d’un champignon vénéneux par un chien ou autre animal.

Attention aux informations sur internet

De nombreux cueilleurs se renseignent sur internet pour savoir si tel ou tel champignon est comestible. Les accès au net avec les forfaits de téléphone permettent d’avoir une réponse rapide, sans pour autant avoir besoin d’arracher le champignon.

Cela étant, il faut faire attention aux sources utilisées. Les pharmaciens indiquent recevoir moins de monde les weekends d’automne pour faire vérifier la cueillette de champignons. Néanmoins, le nombre d’intoxications ne chute pas pour autant. Les amanites phalloïdes et les bolets toxiques sont les champignons les plus difficiles à déceler et sont responsables de nombreuses intoxications.

En cas de doute sur un champignon, il est impératif de ne pas le mélanger aux autres, afin qu’il ne les contamine pas s’il est réellement impropre à la consommation. Au retour de la cueillette, arrêtez-vous en pharmacie et rassurez-vous en le montrant à un pharmacien.

Les conseils de cueillette, conservation et consommation

Le lieu de récolte est important. Plus il est sauvage et reculé et plus la qualité du champignon sera préservée. Évitez donc les bords de route ou les sites pollués.

Les champignons ne doivent pas être arrachés, mais coupés au ras du sol. Les plus matures s’abîment rapidement, mieux vaut donc ramasser des champignons un peu plus jeunes. De plus, toute la partie du champignon est nécessaire pour son identification. Enfin, pensez à bien laver vos mains après la récolte.

Pour conserver vos champignons, ils doivent être mis au frais dans un panier en osier ou un carton de préférence. Évitez à tout prix le sac plastique qui va les faire suffoquer et donc moisir plus rapidement. Si vous le pouvez, conservez durant 24 h un exemplaire de chaque espèce ramassée. Cela permettra de déceler lequel a été responsable d’une éventuelle intoxication.

Les champignons doivent être consommés rapidement (48 heures tout au plus) et cuits. Attention, il ne faut pas en abuser : ils contiennent de la chitine que le corps humain ne sait pas digérer. En ce sens, il est préférable de cueillir que le strict minimum, plutôt que de devoir les jeter. Certains départements ont à ce titre imposé des limitations par personne et fixé une plage horaire pour la cueillette. Renseignez-vous auprès de votre mairie.



Que faire si j’ai consommé un champignon suspect ?

Les premiers symptômes apparaissent en général 12 heures après consommation. En cas de diarrhées, nausées, vomissements, vertiges, etc., contactez au plus vite le centre antipoison de votre ville ou le 15 en mentionnant que vous avez consommé des champignons ramassés par vos soins. Certains symptômes peuvent continuer de s’aggraver s’ils ne sont pas traités dans les plus brefs délais.