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Se former aux premiers secours : les gestes qui sauvent

Découvrez comment s'inscrire et suivre une formation de premiers secours pour vous former aux gestes qui sauvent des vies en attendant l'arrivée des secours
Sommaire

Peut-être avez-vous déjà vécu une situation où vous ne saviez pas comment réagir face à une personne s’étouffant ou victime d’un malaise, d’une hémorragie, d’un arrêt cardiaque... Peut-être avez-vous été témoin d’un accident… Que faire ? Qui prévenir ?

Les formations aux premiers secours ont pour objectif de vous aider à évaluer l’état de la victime, sécuriser la zone d’un accident, protéger la victime et les personnes présentes (sans vous oublier). Mais aussi à prévenir les secours appropriés et à agir de façon adaptée en les attendant. À cette fin, vous avez besoin d’un téléphone et de vos mains pour accomplir les gestes de premiers secours.

Nous verrons ici quels sont les gestes qui sauvent, les différentes formations existantes pour vous former aux premiers secours, puis les contacts et numéros à connaître en cas d’urgence.

Se former aux premiers secours : les gestes qui sauvent



Quels sont les gestes qui sauvent ?

Votre intervention doit être adaptée à l’état de la victime et aux consignes dispensées par les secours que vous avez alertés.

Face à une victime, vous pouvez être amené à évaluer son état de conscience, la positionner correctement (sur le dos, sur le côté, en position assise) selon les circonstances, lui maintenir la tête, lui insuffler de l’air, effectuer un massage cardiaque, une défibrillation. Vous pouvez également si besoin poser un garrot, comprimer une plaie, réaliser une des techniques de désobstruction des voies aériennes, et identifier la cause d’une brûlure et la refroidir.

Apprécier l’état d’une victime et accomplir les gestes élémentaires de premiers secours ne s’improvisent pas. Il est nécessaire de suivre un apprentissage spécifique et de s’entraîner.

La formation aux premiers secours en milieu scolaire

Des actions de prévention et d’éducation à la sécurité sont organisées de l’école jusqu’au lycée. Depuis 2015, elles sont renforcées et ont pour objectif d’accroître la sensibilisation des élèves à la sécurité.

Adapté au développement de l’élève, l’apprentissage est progressif et se déroule tout au long de sa scolarité. Il a pour objectif d’améliorer sa connaissance des risques majeurs (terroristes, sanitaires, technologiques, naturels, cyber) et des mesures de prévention et de protection. Ces actions permettent également de développer ses capacités de réaction en cas de survenue d’une crise (incendie, situation violente) ou dans les situations de la vie quotidienne.

Dans le premier degré, le dispositif APS (Apprendre à porter secours) est dispensé par des enseignants titulaires du PSC1 (certificat de Prévention et secours civiques de niveau 1). Il porte sur l’apprentissage des gestes élémentaires de survie à pratiquer en attendant l’arrivée des secours organisés.

Pour les élèves en classe de troisième, les responsables d’établissement sont tenus d’organiser une sensibilisation de deux heures aux GQS (Gestes qui sauvent). Ou mieux encore, de les faire bénéficier, lorsque c’est possible, de la formation PSC1 (Prévention et secours civiques de niveau 1). De façon générale, au collège et au lycée, tout élève qui en fait la demande peut accéder à une initiation au secourisme.

Dans la filière technologique et professionnelle, les élèves peuvent suivre également une formation de sauveteur secouriste du travail (SST). Cette dernière, qui est une formation professionnelle, peut être intégrée à la préparation de certains diplômes (CAP, bac pro) dans le cadre de l’enseignement sur la santé et la sécurité au travail.

Les formations aux premiers secours accessibles à tous

Comme citoyens, nous sommes, plus que jamais, partie prenante du dispositif de la sécurité civile : acteurs de notre propre sécurité et de celle des autres. Or, il n’est pas possible de se former seul aux gestes qui sauvent, pratiquer est nécessaire. C’est l’objectif des formations aux premiers secours accessibles au grand public : intervenir de façon adaptée auprès d’une personne en détresse et alerter efficacement les secours organisés.

Initiation aux premiers secours (IPS)

L’IPS est une formation de courte durée (d’environ 2 heures), ouverte à tous, qui initie au secourisme et montre l’importance du rôle de citoyen comme premier maillon des secours. C’est l’équivalent de la formation GQS (Gestes qui sauvent) développée dans les établissements scolaires.

Cette formation permet d’identifier les différents services de secours à alerter (numéros d’urgence) et de transmettre les informations utiles. Puis, bien sûr, elle forme aux gestes essentiels comme la protection de la personne après un accident, la réanimation cardio-pulmonaire, la position latérale de sécurité (PLS), la lutte contre les hémorragies au moyen de garrots ou par compression de la plaie. Son contenu varie néanmoins d’un organisme à un autre en l’absence de programme officiel.

Notez que d’autres formations de courte durée, peuvent être consacrées à la prise en charge d’états de détresse spécifiques (arrêt cardiaque, etc.).

Prévention et secours civique de niveau 1 (PSC1)

La formation PSC1 est destinée au grand public à partir de dix ans. Elle dure au minimum 7 heures et a pour objectif de porter assistance à une personne en réalisant les gestes élémentaires de secours. Elle requiert une autorisation parentale pour les mineurs.

Après avoir suivi cette formation, le titulaire du PSC1 doit être capable d’assurer la protection de la victime, des personnes présentes (et de lui-même) contre les dangers environnants. Mais aussi de transmettre l’alerte au service de secours le plus adapté, de réaliser les gestes de secours élémentaires pour une personne inconsciente ou victime d’obstruction des voies aériennes, d’hémorragie externe, de malaise, de traumatisme, de brûlure et d’arrêt cardiaque.

Un certificat de compétences de « Citoyen de sécurité civile » est délivré à l’apprenant s’il a suivi l’ensemble de la formation, et pratiqué ou fait pratiquer tous les gestes de secours. Mais également s'il a participé au moins une fois, comme sauveteur, à un cas concret ou à un exercice de simulation. Il est recommandé, même si ce n’est pas obligatoire, de réactiver régulièrement ses acquis par la formation continue.

Le PSC1 est obligatoire pour les métiers de l’animation et de l’encadrement sportif.



Les formations aux premiers secours en équipe

Pour approfondir vos connaissances et participer à des missions de secourisme en équipe, vous pouvez suivre les formations PSE1 et PSE2.

Premiers secours en équipe de niveau 1 (PSE1)

Cette formation est accessible à partir de 16 ans et est dispensée en 35 heures minimum. Une autorisation parentale est requise pour les mineurs.

Le titulaire du PSE 1 est un secouriste qui peut intervenir seul ou en équipe, avec ou sans matériel afin de réaliser les gestes de premier secours.

À l’issue de la formation, il doit être en mesure d’assurer une protection pour lui-même, la victime et les personnes présentes contre les dangers environnants, et de réaliser un bilan et de le transmettre aux services de secours appropriés. Il doit savoir accomplir les gestes de premiers secours dans les situations d’obstruction des voies aériennes, de détresse vitale, de malaise, d’arrêt cardiaque, de brûlures, de traumatismes des os et des articulations, d’inconscience, d’hémorragie externe et de noyade.

Le certificat PSE1 est nécessaire pour valider certains brevets d’Etat.

Premiers secours en équipe de niveau 2 (PSE2)

La formation PSE2 est ouverte aux titulaires du PSE1 et est dispensée en 28 heures minimum. Une autorisation parentale est demandée pour les mineurs.

Le titulaire du PSE2 est un équipier secouriste apte à porter secours sur le plan technique et humain à une ou plusieurs victimes en agissant seul ou en équipe, avec ou sans matériel, dans l’attente ou en complément des services publics de secours.

En plus des connaissances et compétences acquises lors de la formation PSE1, l’équipier secouriste doit être en mesure de coordonner des actions de secours au sein d’une équipe, d’exécuter ou de faire exécuter des gestes de premier secours, d’utiliser des matériels demandant une connaissance technique préalable, de prendre en charge des personnes atteintes d’une affection spécifique (crise d’asthme, réaction allergique, etc.), des personnes victimes d’une atteinte circonstancielle (piqûre, morsure, intoxication, accident électrique, etc.), des personnes montrant des troubles psychiques ou un comportement inhabituel. Il doit savoir également procéder à l’immobilisation d’une personne victime d’un traumatisme du squelette, d’assurer le relevage et le brancardage d’une personne en vue de son transport.

La formation continue est-elle obligatoire ?

Un secouriste a pour devoir de maintenir ses connaissances et ses compétences à jour. Pour cela, il doit participer régulièrement aux sessions de la formation continue.

Les titulaires des unités d'enseignement PSE1 (qualification de secouriste) et PSE2 (qualification d’équipier secouriste) doivent ainsi suivre chaque année une formation continue en secourisme de 6 heures (FC PSE1 et FC PSE2) pour exercer leurs fonctions.

Le coût d’une formation

Le coût d’une formation individuelle varie selon le certificat visé (PSC1, PSE1 ou PSE2) et les organismes de formation. Il est donc conseillé de comparer les prix pratiqués par les différents organismes près de chez vous. Certains d’entre eux peuvent accorder des réductions pour les demandeurs d’emploi et les étudiants.

Quels sont les organismes formant aux premiers secours ?

Les formations aux premiers secours sont assurées par des organismes publics habilités et des associations ou délégations agréées. Les formations font l’objet d’une convention. Si vous souhaitez participer à l’une d’elles, l’organisme ou l’association doit vous remettre, avant l’inscription, un document précisant la nature, la durée, le coût et le niveau de qualification de la formation.

L’habilitation des organismes publics

Les administrations centrales, les services déconcentrés, les collectivités territoriales, les établissements publics, ainsi que les établissements privés participant à l'exécution du service public peuvent organiser des formations aux premiers secours. L’habilitation est obtenue auprès du préfet.

L’organisme public doit disposer d'une équipe permanente de responsables pédagogiques composée d'au moins un médecin et d’un moniteur titulaire du Brevet national de moniteur des premiers secours et de la carte officielle en cours de validité. Puis, il doit être pourvu du matériel technique et pédagogique nécessaire aux formations. Il s'engage à assurer les formations aux premiers secours dans le respect de son habilitation, prévoir un nombre suffisant de formateurs, médecins et moniteurs pour la conduite satisfaisante des sessions. Il organise la formation continue, le recyclage de ses moniteurs, met à disposition du préfet des moniteurs et des médecins composant les jurys d’examen des formations aux premiers secours. Enfin, il adresse chaque année un bilan d'activités au préfet.

L’agrément des associations nationales

C’est le ministre chargé de la sécurité civile qui dresse la liste des associations nationales dont l'objet est la formation de premier secours.

Pour être agréée l’association nationale doit être présente dans au moins vingt départements par le biais d'associations ou de délégations départementales affiliées ayant une activité régulière de formation. Elle doit disposer d’une équipe permanente de responsables pédagogiques composée d'au moins un médecin et de trois formateurs de moniteurs titulaires du brevet national de moniteur des premiers secours et de la carte officielle en cours de validité. L’association nationale est tenue d’apporter un soutien pédagogique et technique aux associations ou délégations départementales qui lui sont affiliées. Elle doit, notamment, leur diffuser les informations et directives relatives à la formation et à la pratique des premiers secours. Enfin, elle doit veiller à ce que ces dernières remplissent les conditions de l’agrément.

L’agrément des associations et délégations départementales

C’est le préfet qui délivre, par arrêté, l’agrément aux associations ou délégations départementales affiliées à une association nationale reconnue.

Elles doivent être légalement déclarées, avoir pour objet la formation aux premiers secours et garantir des formations conformes à la réglementation en vigueur. Les associations doivent disposer d’une équipe permanente de responsables pédagogiques composée d’au moins un médecin et de deux moniteurs titulaires du brevet national de moniteur des premiers secours et de la carte officielle en cours de validité, et être pourvues d’un matériel technique et pédagogique adéquat.

Elles s’engagent à disposer d’un nombre suffisant de formateurs, médecins et moniteurs pour assurer les formations, prévoir la formation continue et le recyclage de ses formateurs. Puis, elles adressent chaque année un bilan d’activités au préfet, et mettent à la disposition du préfet, des moniteurs et des médecins composant les jurys d’examen, des formations aux premiers secours.

Où se renseigner ?

De nombreux organismes et associations proposent, près de chez vous, des formations aux premiers secours. Vous pouvez obtenir leurs coordonnées auprès de la préfecture de votre département soit en la contactant par téléphone, soit en consultant son site Internet.

Vous pouvez aussi vous renseigner auprès des associations agréées formant aux secours. On peut citer les suivantes :

  • ADSP Association nationale des directeurs des pistes et de la sécurité des stations de sports d’hiver – Tél 04 79 06 02 10
  • ANENA Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches – Tel 04 76 54 39 39
  • ANIMS Association nationale des instructeurs et moniteurs de secourisme – Tél : 04 90 61 92 87
  • ANPS Association nationale des premiers secours – Tél : 01 45 70 94 89.

L’ANPS est représentée par les UDPS (Unions départementales des premiers secours) au niveau départemental :

  • ANPSP Association nationale des professionnels de la sécurité des pistes – Tél : 04 79 33 95 66
  • CFS Centre français de secourisme – Tél : 01 45 39 42 42
  • CRF Croix rouge française – Tél : 01 44 43 11 00
  • FFESSM Fédération française d’études et des sports sous-marins – Tél : 04 91 33 99 31
  • FFSFP Fédération française des secouristes et formateurs policiers – Tél : 06 20 44 83 86
  • FFSS Fédération française de sauvetage et de secourisme – Tél : 01 46 27 62 90 FNEDS (Fédération nationale d’enseignement et de développement du secourisme) - Tél : 06 60 19 51 88
  • FNMNS Fédération nationale des métiers de la natation et du sport – Tél : 03 83 18 87 57
  • FNPC (Fédération nationale de la protection civile) et le réseau des ADPC (Associations départementales de la protection civile) – Tél : 01 40 86 50 24 ou 01 40 86 37 58
  • FNSPF Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France – Tél : 01 49 23 18 18
  • FSFCB Fédération des secouristes français Croix Blanche – Tél : 01 60 53 65 60
  • NF Nordic France – Tél : 04 79 70 35 04
  • ŒHFOM Œuvres hospitalières de l’ordre de Malte – Tél : 01 45 20 80 20
  • SNSM Société nationale de sauvetage en mer – Tél : 01 56 02 64 64
  • UFOLEP Union française des œuvres laïques d’éducation physique – Tél : 01 43 58 97 71
  • UGSEL Union générale sportive de l’enseignement libre – Tél : 01 44 41 48 54
  • UNASS Union nationale des associations des secouristes et sauveteurs des groupes de la Poste et de France Télécom – Tél : 01 45 65 58 00

Quels numéros composer en cas d’urgence ?

Les numéros d’urgence sont gratuits.

  • 15 : SAMU
  • 17 : Police Secours
  • 18 : Sapeurs-pompiers
  • 112 : numéro d’urgence européen
  • 114 : numéro d’urgence pour les personnes sourdes et malentendantes

Le 15 pour les urgences médicales, lors d’un accident, malaises, chutes, accidents à domicile et du travail nécessitant des secours aux personnes (mission partagée avec les sapeurs-pompiers).

Le 17 concerne les urgences sécuritaires, accident de la route, agression, violence, vol à l’arraché, trouble à l’ordre public...

Le 18 est compétent pour les urgences de secours aux personnes, incendies, risques d’explosion, fuites de gaz, intoxications, accidents de circulation nécessitant des secours aux personnes, malaises, chutes et accidents sur la voie publique nécessitant des secours aux personnes. Mais aussi, malaises, chutes et accidents à domicile nécessitant des secours aux personnes (mission partagée avec le SAMU), personnes en péril, noyade. Le 18 est à contacter également pour toutes les opérations nécessitant un savoir-faire particulier : risque chimique et radiologique, sauvetage côtier, secours en milieu périlleux, nids de guêpes ou essaims d’abeilles dans un environnement sensible (crèches, écoles.). Les sapeurs-pompiers gèrent les opérations consécutives à un événement climatique naturel (tempêtes, inondations), personnes bloquées dans un ascenseur en panne, nécessitant des actes de secourisme, ouvertures de portes avec notion de secours à personnes (personnes ne répondant pas aux appels).

Le 112 s'occupe des urgences dans l’Union européenne et à partir d’un téléphone mobile. C’est le numéro d’urgence disponible partout dans l’Union européenne. Vous pouvez le composer à partir d’un téléphone fixe ou mobile, sans crédit, quel que soit l’opérateur européen. Ce numéro vous met en relation avec un opérateur parlant votre langue, puis vers dirige vers le service compétent (police, sapeurs-pompiers...).

Le 114 est à utiliser si vous avez des difficultés à entendre ou à parler. Il est accessible, à tout moment, par SMS ou par fax. Pour cela, composez le « 114 » dans la fonction SMS/messages de votre téléphone et rédigez votre message d’urgence. Des opérateurs vous répondent et contactent les services d’urgences adaptés (15,17, 18) les plus proches de chez vous.

Quelles sont les informations utiles à transmettre aux services d’urgence ?

En plus des premiers secours apportés aux personnes, vous devez joindre rapidement les services de secours et leur transmettre les informations leur permettant d’intervenir de façon adaptée et au plus vite. Chaque minute pouvant s’avérer vitale, il est recommandé de parler clairement et de communiquer les informations utiles le plus précisément possible.

On vous demandera votre nom et votre numéro de téléphone. Les services de secours devront peut-être vous rappeler. Puis, communiquez l’adresse précise de l’endroit où vous vous trouvez et les moyens d’accès (étage, numéro de porte, code de l’interphone, etc.), la nature de l’accident (accident domestique, de la circulation, malaise sur la voie publique ou sur le lieu de travail), le nombre des victimes, leur âge approximatif, leur sexe, leur état apparent (plaies, saignement, inconscience, respiration, etc.), leur position (assis, allongé sur le côté ou sur le dos, etc.). Informez également sur les gestes effectués et les mesures prises par vous ou un tiers, les éventuels risques persistants (risque d’effondrement, d’incendie, d’explosion). Il est demandé d’attendre les instructions des services de secours avant de raccrocher.