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Alzheimer : Un test sanguin pour anticiper l'apparition de la maladie

Des scientifiques américains ont mis au point un test sanguin qui permet de détecter Alzheimer 20 ans avant son apparition. Explications.
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Une équipe de scientifiques américains a amélioré un ancien test sanguin permettant de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer 20 ans avant qu’elle ne se déclare. Il s’agit d’un procédé fiable à 94 %.

Alzheimer : Un test sanguin pour anticiper l’apparition de la maladie


Une révolution scientifique d’ampleur

Il y a quelques années, des scientifiques avaient mis au point un test de dépistage de la maladie d’Alzheimer à l’aide d’une prise de sang. Mais par manque de fiabilité, celui-ci n’avait pu être exploité. À l’heure actuelle, la maladie d’Alzheimer n’est détectable qu’avec une IRM. Il s’agit d’un dépistage onéreux et tardif.

Aujourd’hui, une équipe de chercheurs américains, issus de l’université de Washington, a désormais trouvé comment détecter la maladie au travers d’une simple prise de sang. Mais ce n’est pas tout. Cet examen permettrait d’anticiper son apparition 20 ans avant que les premiers symptômes n’apparaissent, et ce, avec un taux de fiabilité de 94 %. Le rapport de cette découverte a été publié dans la revue Neurology.

Comment les scientifiques ont pu mettre au point cette découverte ?

Grâce au premier test effectué il y a plusieurs années, les scientifiques savent que les plaques amyloïdes s’accumulent de façon anormale au niveau du cerveau, bien avant que les premiers symptômes de la maladie ne se déclarent. En mesurant la présence de la protéine bêta-amyloïde dans le sang, ils ont pu déterminer à 88 % de fiabilité la présence d’Alzheimer chez un sujet.

Pour rendre le test plus efficace, la nouvelle équipe de scientifiques y a ajouté d’autres facteurs, tels que la variation génétique APOE4 et l’âge. À l’aide ces données supplémentaires, le taux de fiabilité du test s’est envolé à 94 %. Un résultat que les scanners cérébraux ne peuvent pas remarquer.

Des examens moins coûteux pour tous

D’après les professeurs en charge de cette découverte, il s’agit d’une réelle avancée scientifique. En effet, cela va permettre le dépistage de plusieurs sujets chaque mois. Avec une centaine d’euros, contre plusieurs milliers pour un scanner, il est donc plus facile de procéder à une réelle anticipation.

La prochaine étape reste donc de trouver un remède à la maladie, de façon à éviter les souffrances qu’elle occasionne aux personnes atteintes. Pour l’heure, les premiers résultats doivent encore être validés avant de pouvoir étendre les tests à grande échelle. À ce titre, ils auront besoin de sujets non encore atteints, mais présentant tous les symptômes cognitifs. Grâce à ce dépistage, ils espèrent alors proposer un traitement plus efficace, voire, un remède. Il est important de rappeler que dès que les symptômes sont visibles, il n’est plus possible de guérir la maladie.