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Journée de sensibilisation au racisme dans les universités instaurée le 21 mars

Suite à plusieurs actes racistes ayant eu lieu ces derniers mois et sur différents campus, la ministre de l’Éducation Frédérique Vidal annonce l’instauration d’une journée de sensibilisation par an à l’université pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Le point dans cet article.
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Des actes racistes et antisémites ont encore eu lieu récemment dans plusieurs universités françaises. La ministre de l’Éducation a donc annoncé l’instauration d’une journée de sensibilisation qui aura lieu chaque année le 21 mars ainsi que des « sanctions pédagogiques » pour les auteurs d’actes ou de propos racistes ou antisémites. Détails dans cet article.

Journée de sensibilisation au racisme dans les universités instaurée le 21 mars


Des incidents racistes et antisémites en recrudescence

Des tags antisémites dans une salle du campus de HEC, un local d’étudiants juifs vandalisé à l’université Paris Dauphine, et récemment à l’université de Metz, des étudiants noirs subissant insultes sur les réseaux sociaux et moqueries de la part de leurs camarades étudiants montrent que le racisme reste un véritable problème en France.

« Si on en arrive au point où tu as peur de prendre la parole de peur que l’on se moque de ton accent ou que tu as peur de t’approcher de quelqu’un par peur d’être aspergé de parfum… » témoigne une étudiante victime d’injures et de comportements racistes. « Certes, il y a des actes racistes partout, mais que ça vienne des étudiants de sociologie c’est ce qui est vraiment choquant », explique-t-elle dans un reportage de TF1.

Une journée par an pour sensibiliser les jeunes

« Dans un contexte général de multiplication de messages à caractère raciste et antisémite à l’université, notamment sur les réseaux sociaux », Frédérique Vidal, la ministre de l’Éducation a annoncé l’instauration d’une journée nationale de lutte contre le racisme et l’antisémitisme dans les universités. Elle aura lieu le 21 mars, dans le cadre de la semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme.

Dès l’année prochaine, un budget de 2 millions d’euros sera alloué au financement « d’évènements (…) qui viendront alimenter cette journée de sensibilisation, après une sélection sur appel à projet », a-t-elle précisé à l’AFP.

Des « sanctions pédagogiques » pour les auteurs de propos racistes ou antisémites

En outre, un décret sera bientôt adopté pour que des « sanctions pédagogiques » soient infligées aux étudiants auteurs d’actes ou de propos racistes ou antisémites. Les établissements supérieurs devront alors obliger l’étudiant à « participer à des activités de solidarité, de culture, ou de formation ». Il pourra s’agir de « visiter un lieu de mémoire », ou de « consacrer du temps à une association de lutte contre les discriminations », a indiqué le ministère.