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Liste des spécialités proposées par les lycées pour le nouveau baccalauréat 2021

Depuis mardi 18 décembre, les rectorats commencent à dévoiler les spécialités qui seront enseignées dans chaque lycée suite à la réforme du baccalauréat. L’occasion de faire le point sur cette nouvelle mesure et ses implications.
Sommaire

Dès la rentrée 2019, les filières classiques S, ES et L vont disparaitre. Les lycéens de 2de auront à choisir de nouvelles spécialités, de nouvelles matières qu’ils prépareront en 2 ans — en 1re et terminale — en vue de leur examen du baccalauréat en 2021. Un point sur cet aspect de la réforme du bac, ses conséquences et les inquiétudes qu’elle soulève.

Liste des spécialités proposées par les lycées pour le nouveau baccalauréat 2021


Il n’y aura plus de filière S, ES ou L

Pour le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, le choix d’une filière scientifique, économique et sociale ou littéraire « enferme les élèves dans des couloirs ». C’est l’une des raisons du grand remodelage de l’examen du baccalauréat prévu pour 2021, avec, par la même occasion, une réorganisation des matières enseignées et l’apparition de nouvelles spécialités.

Concrètement, il y aura toujours 16 h par semaine de matières issues d’un « tronc commun » dans tous les lycées : français, histoire-géographie, 2 langues vivantes, éducation physique et sportive, enseignement scientifique, enseignement moral et civique et de la philosophie en classe de terminale.

Les élèves devront choisir des spécialités en classe de 2de

À ces matières communes, viendront s’ajouter des spécialités que les élèves devront choisir. 12 h de spécialités seront enseignées en 1re, c’est-à-dire 3 spécialités choisies par le lycéen qui lui seront enseignées 4 h par semaine chacune.

En terminale, il ne gardera que 2 spécialités enseignées 12 h par semaine (6 h pour chacune). Celles-ci feront l’objet d’épreuves écrites lors de l’examen du bac en 2021.

Pour les lycéens qui sont entrés en 2de à la rentrée 2018, au deuxième trimestre, ils devront formuler 4 ou 5 vœux concernant les spécialités qu’ils souhaitent suivre en 1ere, puis il leur sera demandé de réduire cette liste à 3 vœux lors de la validation de leur passage en classe de 1re au dernier trimestre.

Toutes les spécialités ne seront pas enseignées partout

Il existe 12 spécialités parmi lesquelles les élèves de seconde devront faire un choix. 7 matières devraient être enseignées dans tous les lycées (mathématiques, sciences de la vie et de la terre, humanités littérature et philosophie, langues littérature et cultures étrangères, histoire géographie géopolitique et sciences politiques, physique chimie et sciences économiques et sociales).

D’autres spécialités ne seront dispensées que dans certains établissements : arts, biologie-écologie, littérature langue et culture de l’antiquité, numérique et sciences informatiques et sciences de l’ingénieur.



Les professeurs et parents d’élèves dénoncent déjà une répartition inégale des spécialités

À l’heure actuelle, les rectorats commencent à dévoiler la liste des spécialités qui seront enseignées dans les lycées situés sur leur territoire, tandis que d’autres n’en sont qu’à des « projets d’implantation » et il peut donc « encore y avoir des changements », avait souligné Claire Guéville, secrétaire nationale du SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le secondaire.

Mais certains professeurs s’inquiètent déjà de la disparition de leur matière ou de la spécialisation excessive de certains établissements. « Il y a eu un lobbying intense des établissements pour avoir le plus de spécialités scientifiques, a expliqué un proviseur au Parisien. On sait très bien ce qui continuera à attirer les meilleurs élèves, réforme ou non ».

A priori, si un élève veut choisir une spécialité qui n’est pas enseignée dans son lycée, il pourra demander à être transféré ailleurs ou suivre cet enseignement par correspondance via le Cned.

Mais certains élèves scolarisés dans de petits établissements à la campagne pourraient être impactés négativement : « Si je veux prendre sciences de l’ingénieur, je vais devoir faire plus de 30 km en bus » déplore une lycéenne de l’Yonne.