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Cueillette de plantes sauvages comestibles : L'Anses met en garde contre les risques de confusion

Certaines plantes comestibles ressemblent beaucoup à des plantes toxiques. Pour éviter les problèmes sanitaires, l’Anses met en garde les promeneurs contre les risques de confusion.
Sommaire

Il est agréable de ramasser ses plantes sauvages et comestibles dans la nature. Toutefois, la prudence est de mise. Certaines plantes toxiques ressemblent comme deux gouttes d’eau aux plantes comestibles. Voici les conseils de l’Anses pour ne pas commettre d’erreur.

Cueillette de plantes sauvages comestibles : L’Anses met en garde contre les risques de confusion


Des intoxications qui peuvent être graves

Dernièrement, plusieurs cas d’intoxication dus au ramassage de plantes sauvages ont été relevés. Parmi eux, deux décès ont été à déplorer. L’Anses, associée aux centres antipoison de l’hexagone, a décidé d’interpeller les Français sur les possibles risques de confusion entre les plantes comestibles et toxiques.

Qu’il s’agisse de cueillette de plantes dans la nature ou dans son propre jardin, il est important de prendre de nombreuses précautions. Consommer des plantes trouvées dans la nature n’est pas sans danger si l’on ne possède pas de connaissances spécifiques. En effet, de nombreuses plantes se ressemblent et parmi elles, certaines sont toxiques.

De quelques boutons à des cas de décès, les conséquences peuvent être très graves. Si certains symptômes sont visibles et/ou perceptibles (douleurs abdominales, troubles digestifs, vomissements, diarrhées, etc.), d’autres en revanche sont plus sournois (problèmes cardiaques, neurologiques, etc.). Certaines plantes conduisent même jusqu’au décès, comme la verdâtre confondue avec la gentiane, la belladone avec le raisin ou la digitale avec la consoude.

Des cas de confusion de plus en plus fréquents

En juin dernier, un homme de 63 ans a cru ramasser du persil tubéreux qu’il avait cultivé dans son jardin et est décédé suite à une intoxication alimentaire. En effet, il s’agissait d’œnanthe safranée. Entre 2012 et 2019, une quinzaine d’autres cas de confusion alimentaire avec cette plante toxique ont été relevés en France.

Au mois de mai 2019, les centres antipoison et l’Agence Régionale de Santé Grand Est ont relevé pas moins de 20 cas d’intoxication dus au colchique. En effet, la plante avait été confondue avec l’ail des ours ou le poireau sauvage.

En 2018, un promeneur a cru ramasser du couscouil pour sa salade et a en fait consommé de l’aconit napel. Il en est décédé.

Environ 250 cas annuels de confusion alimentaire sont relevés par l’Anses. De 2012 à 2018, pas moins de 1 872 cas ont été comptabilisés. Parmi les personnes touchées, des adultes, mais également des enfants parfois très jeunes (moins de 6 ans).

Plusieurs plantes sont concernées

De nombreuses plantes sauvages ressemblent à des plantes comestibles usuelles. Toutefois, certaines sont très dangereuses pour l’Homme. Cela est également valable pour les fruits, les racines, les graines, les baies, etc.

La plupart des plantes à bulbes sont confondues avec les oignons sauvages, tout comme l’ail ou l’échalote. Le marron d’Inde est souvent confondu avec les châtaignes, les coloquintes et les courges amères prises pour des courges comestibles, l’arum est pris pour l’oseille ou l’épinard, etc.

L’Anses a dressé une liste avec des illustrations et diverses explications sur les intoxications alimentaires liées à des confusions.



Conseils pour éviter les confusions entre les plantes comestibles et toxiques

Les centres antipoison et l’Anses vous délivrent quelques conseils pour éviter les intoxications alimentaires ou les problèmes plus graves. Voici ce qu’il faut absolument faire :

  • Ne pas consommer une plante sur laquelle l’on a un doute potentiel
  • Ne pas consommer une plante qui a un goût inhabituel ou désagréable
  • Prendre soin de cueillir feuille à feuille et non par bouquets pour éviter de mélanger les espèces potentiellement toxiques
  • Photographier la cueillette pour identifier la cause d’intoxication le cas échéant

Il est bon de procéder à la cueillette avec un expert ou de rapporter le fruit de votre récolte à la pharmacie pour avoir la certitude que les plantes sont comestibles.

Dès l’apparition de symptômes suspects après un repas, contactez immédiatement le centre antipoison. Pour des urgences vitales (convulsions, coma, détresse respiratoire, etc.), contactez le SAMU en composant le 15.