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13 500 jeunes sans affectation dans un lycée au 15 septembre

Comme lors des années précédentes, à la mi-septembre, de nombreux lycéens n’avaient toujours pas été admis dans un établissement scolaire.
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La rentrée s’est faite début septembre. Pourtant, selon Le Parisien, 13 500 élèves n’ont toujours pas été affectés dans un établissement scolaire à la mi-septembre. Cela représente 0,3 % des élèves, indique le ministère de l’Éducation nationale au quotidien.

13 500 jeunes sans affectation dans un lycée au 15 septembre



Pourquoi des lycéens n’ont-ils pas d’affectation ?

Auprès de France Info, le ministère de l’Éducation nationale évoque trois raisons principales. Il y a d’abord les lycéens qui viennent de déménager et qui attendent d’être admis dans un lycéen du secteur. La deuxième concerne les élèves qui ont refusé leur première affectation et qui sont dans l’attente d’une nouvelle proposition. Enfin, il y a également les élèves non francophones qui attendent l’évaluation de leur niveau de français avant d’être affectés dans un établissement.

Cependant, dans Le Monde, la défenseure des droits fait un « constat » différent. Les situations pour lesquelles Claire Hédon est saisie « ne concernent pas majoritairement des déménagements ou des élèves allophones », commente-t-elle. « Ce sont aussi tout simplement des jeunes admis en seconde », mais pour lesquels les établissements n’ont pas de place.

Quelle est la voie la plus touchée ?

Ce problème d’affectation concerne majoritairement la voie professionnelle. Ainsi, selon Le Parisien qui cite le ministère de l’Éducation nationale, les deux tiers de ces élèves souhaitent intégrer un lycée professionnel. À titre de comparaison, à la rentrée 2022, 17 832 élèves étaient sans affectation et parmi eux près des trois-quarts se trouvaient en voie professionnelle.

Quelles solutions pour améliorer la situation ?

Pour la défenseure des droits, il faut revoir le calendrier. La procédure Affelnet qui permet d’affecter les élèves dans les lycées « se déroule jusqu’à fin août pour les élèves qui n’ont pas de place. C’est trop tard », déplore Claire Hédon dans Le Monde. Selon elle, tout devrait être « réglé en juillet ». Il faut également « une meilleure information des familles sur l’orientation » et des « permanences physiques dans les rectorats », avance-t-elle.

De son côté, la rue Grenelle avoue au Parisien que « le ministre a demandé à travailler à un nouveau calendrier d’affectation pour l’an prochain ». Par ailleurs, Gabriel Attal a également « redemandé à tous les recteurs que chaque élève reçoive une proposition d’affectation et, si besoin, soit reçu pour un entretien dans les CIO (centre d’information et d’orientation) », explique son cabinet au journal.




Qui faut-il contacter lorsque son enfant n’a pas d’affectation après la 3e ?

Selon le site service-public.fr, lorsque son enfant n’est pas admis dans un lycéen, il faut se rapprocher de la DSDEN (Direction des services départementaux de l’Éducation nationale). Autres solutions : contacter le principal du collège ou un psychologue de l’Éducation nationale dans un CIO.

En tout, l’an dernier, quelque 3 547 élèves n’avaient toujours pas de lycée à la fin du mois de septembre, selon la Défenseure des droits.

 

Rédacteur
Olivier Calcagno
Expert & Rédacteur


D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.