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Cancer : comment bénéficier de séances d'activité physique remboursées ?

Un dispositif expérimental prend en charge des séances d’activité physique adaptée pour les patients atteints de cancer en Bretagne, Nouvelle-Aquitaine et PACA.
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Pendant longtemps, repos et cancer ont semblé aller de pair. L’idée que le corps malade devait avant tout se ménager était profondément ancrée, aussi bien chez les patients que dans l’entourage médical. Les choses ont évolué. Aujourd’hui, l’activité physique est reconnue comme un soin à part entière dans le parcours oncologique et une expérimentation commence à le traduire concrètement dans les faits.

Cancer : comment bénéficier de séances d’activité physique remboursées ?



L’activité physique adaptée : de quoi parle-t-on exactement ?

L’activité physique adaptée, souvent désignée par le sigle APA, ne se confond pas avec le sport au sens ordinaire du terme. Elle désigne un ensemble de pratiques corporelles (marche, renforcement musculaire doux, yoga, gymnastique aquatique, entre autres) spécifiquement conçues pour des personnes dont l’état de santé nécessite une approche individualisée.

Dans le contexte du cancer, les séances d’activité physique sont pensées en tenant compte des effets secondaires des traitements, de la fatigue chronique souvent associée, et des éventuelles limitations fonctionnelles du patient. Elles sont encadrées par des professionnels titulaires d’un diplôme universitaire en activité physique adaptée, parfois en lien avec des équipes soignantes pluridisciplinaires.

Ce que prévoit le nouveau dispositif

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 a posé les bases d’une prise en charge expérimentale de ces séances. Un décret d’avril 2026 et un arrêté de mai 2026 sont venus préciser les contours du programme, qui est désormais opérationnel dans trois régions pilotes : la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine et la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le principe est le suivant : un médecin prescrit un parcours d’activité physique adaptée à un patient atteint d’un cancer, ou qui a été traité pour un cancer. Ce parcours comprend un bilan initial permettant d’évaluer les capacités et besoins de la personne, puis une série de séances collectives organisées par une structure conventionnée avec l’Agence régionale de santé.

Le nombre de séances est limité à 12 sur une période de trois mois. Le programme peut être renouvelé une fois, ce qui porte le total à 24 séances maximum par patient.

Une prise en charge encadrée, mais partielle

Le financement du dispositif repose sur l’ARS, qui prend en charge :

  • 7,50 € par séance d’activité physique ;
  • 45 € pour le bilan final ;
  • 15 € pour la coordination assurée par la structure.

Un plafond global de 150 € par patient est fixé. Il faut donc être clair : cette prise en charge est un coup de pouce, pas une couverture intégrale. Selon la structure et la localisation, un reste à charge peut exister. Il convient de se renseigner directement auprès de la structure concernée ou du médecin prescripteur.

Le dispositif cible les patients en affection longue durée (ALD) liée à un cancer, actuellement en traitement ou en phase de suivi post-thérapeutique.




Comment accéder au dispositif ?

L’entrée dans le programme se fait exclusivement via une prescription médicale. C’est le médecin généraliste ou spécialiste qui oriente le patient vers une structure conventionnée avec l’ARS de sa région.

Pour les personnes concernées résidant en Bretagne, Nouvelle-Aquitaine ou Provence-Alpes-Côte d’Azur, la première démarche consiste donc à en parler lors d’une consultation.

 

Rédacteur
Olivier Calcagno
Expert & Rédacteur


D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.