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Confinement, écoles, masques, tests, aides... Ce qu'il faut retenir de l'allocution du chef de l'État du 13 avril

Pour la quatrième fois en un mois, Emmanuel Macron s’est exprimé face aux Français. Voici ce qu’il faut retenir de son allocution du 13 avril.
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Le discours du chef de l’État était très attendu en ce lundi de Pâques. Fin du confinement, ouverture des écoles, port du masque, aides sociales, etc. Faisons le point sur les principales annonces et les sujets abordés lors de son allocution.

Confinement, écoles, masques, tests, aides... Ce qu’il faut retenir de l’allocution du chef de l’État du 13 avril


Près de 15 000 décès dus au Covid-19

Alors que la France frôle les 15 000 décès liés au Covid-19, l’allocution du Président de la République était très attendue. Sa prise de parole a respecté les 2 minutes d’applaudissements pour les soignants en démarrant à 20 h 02. S’en est suivi un monologue de 27 minutes dans lequel le chef de l’État a formulé plusieurs annonces importantes concernant la crise sanitaire actuelle.

La fin du confinement

L’annonce la plus attendue concernait vraisemblablement la fin des restrictions sociales. Emmanuel Macron a repoussé la fin du confinement déjà appliqué depuis le 17 mars, au 11 mai 2020. Rappelons que cette date est une échéance hypothétique qui ne s’avèrerait officielle qu’en fonction de l’évolution de l’état épidémiologique du pays à l’instant T. « L’espoir renaît, mais rien n’est acquis. Nous devons poursuivre nos efforts et continuer à respecter nos règles », justifie le chef de l’État.

À l’issue de cette nouvelle période, une politique de déconfinement sera mise en place, au fur et à mesure. Cependant, Emmanuel Macron conseille fortement aux personnes les plus vulnérables de rester confinées même après le 11 mai, en mesurant toutes les contraintes liées à cette demande.

La réouverture des établissements scolaires

Les crèches, écoles, collèges et lycées rouvriront progressivement à partir du 11 mai, de façon à éviter de creuser davantage les inégalités, mais aussi pour permettre aux parents de repartir travailler. Le gouvernement indiquera en temps voulu, les règles particulières pour réorganiser le temps et l’espace dans les classes, ainsi que pour protéger les enseignants et les enfants « avec le matériel nécessaire ».

Pour les établissements d’enseignements supérieurs en revanche, ceux-ci resteront fermés jusqu’à la prochaine rentrée scolaire. Les cours ne reprendront donc pas « physiquement » avant l’été.

Les lieux accueillant du public

Les bars, musées, restaurants, cinémas, hôtels, etc. resteront fermés jusqu’à nouvel ordre. Pour ces commerces et services, pas de date de réouverture annoncée. Le Président préfère rester prudent et éviter une seconde vague de l’épidémie.

De même, les grands rassemblements et festivals resteront interdits jusqu’à la mi-juillet minimum.

Les visites aux personnes en fin de vie

Emmanuel Macron a souhaité que les maisons de retraite et les EHPAD permettent aux proches des patients de venir leur dire adieu lorsqu’ils sont en fin de vie, même durant la phase de confinement.

La fermeture des frontières

Si certains pays européens ont déjà annoncé que leurs frontières resteront fermées encore quelques mois, la France n’a souhaité fermer ses frontières qu’aux pays non européens, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

La question des masques

Emmanuel Macron a relevé les défaillances du système mis à jour par le Covid-19, notamment dans le domaine de la santé. Il a également reconnu les problèmes liés aux réceptions des masques et divers autres matériels de protection reçus depuis l’étranger et particulièrement depuis la Chine.

D’abord réticent quant au fait de faire porter un masque au grand public, Emmanuel Macron, épaulé par les autorités politiques et sanitaires, semble revenir sur sa décision. Des masques « grand public » seront à disposition de chaque citoyen en mairie, à partir du 11 mai.

De même, l’usage du masque pourrait devenir systématique pour les professions les plus exposées et pour les utilisateurs des transports en commun. Les gestes barrières devront continuer d’être appliqués.



Qu’en est-il des tests ?

Selon le chef de l’État, les tests « sont une arme privilégiée pour sortir au bon moment du confinement ». À noter qu’ils seront en priorité pratiqués sur les soignants, les personnes âgées et les plus fragiles.

Par ailleurs, il n’est pas question de tester toute la population, mais uniquement les personnes présentant des symptômes. Cela permettra de les mettre en quarantaine, faciliter leur prise en charge et leur suivi par un médecin.

Faire repartir l’économie française

Le chômage partiel proposé aux entreprises reste d’actualité et les aides seront renforcées. Les secteurs les plus touchés, comme la restauration et l’hôtellerie, feront également l’objet d’un plan spécifique. Des annulations de charges, ainsi que des aides particulières seront mises en place. Cependant, aucun montant ni date d’application n’ont été prononcés par le président de la République.

Emmanuel Macron a également émis le souhait de faire renaître une économie locale, et ce, dans plusieurs secteurs, notamment agricole et industriel.

Les aides aux familles les plus modestes et aux étudiants

Les foyers les plus modestes avec enfants se verront attribuer une aide exceptionnelle pour faire faire à la situation et aux besoins essentiels. En parallèle, les étudiants précaires et vivant loin de leur famille seront également aidés par l’État.

Le chiffrage de ces mesures sera établi le 15 avril prochain, lors du conseil des ministres.

Le tracking

Auprès du grand public et au sein même de l’exécutif, cette solution semble controversée. Pourtant, le chef de l’État a officiellement abordé le sujet ce lundi soir. Cette méthode a déjà porté ses fruits en Asie et le gouvernement réfléchit à la mettre en place dans l’hexagone. Cela consisterait à télécharger une application officielle sur smartphone. Fonctionnant par Bluetooth, elle permettrait de faire savoir aux citoyens s’ils ont été en contact avec une personne atteinte du Covid-19.

Grâce à ce procédé, une mise en quarantaine facilitée des sujets concernés pourrait être mise en place. Cependant, elle ne pourrait être efficace que si, selon les experts, au moins 60 % de la population était utilisatrice. Or, Emmanuel Macron souhaite que cette application s’utilise sur « la base du volontariat et de l’anonymat ». L’assemblée devrait débattre sur le sujet avant le 11 mai prochain.

La recherche d’un traitement

Le chef de l’État a souhaité rappeler aux Français que le pays était sur le pied de guerre dans la recherche d’un traitement face au Covid-19. Il ne souhaite exclure aucune piste et toutes celles proposées jusqu’à présent sont étudiées.

La France est d’ailleurs, selon le président, le seul pays à avoir mis en place le plus grand nombre d’essais cliniques.