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Des méduses géantes et venimeuses en direction des côtes françaises ?

La méduse géante Cyanea Capillata, aussi élégante qu’inquiétante a débarqué cet été sur les plages du Pays Galles, gâchant les vacances de certains nageurs. Est-ce un phénomène courant ? Ces méduses géantes représentent-elles un danger pour l’Homme ?

La majestueuse, mais terrifiante Cyanea capillata, une variété de méduses géante, vient régulièrement s’échouer sur les plages du Pays de Galle cet été. Elles vivent généralement en haute mer au large de la Scandinavie ou dans l’Atlantique Nord, mais en raison des changements climatiques, elles se retrouvent parfois plus au sud… Peuvent-elles arriver sur les côtes françaises ? Ces méduses sont-elles dangereuses ?

Des méduses géantes et venimeuses en direction des côtes françaises ?



Une méduse aux dimensions impressionnantes qui peut être dangereuse

La méduse Cyanea capillata, surnommée aussi « crinière de lion » est une des plus grandes méduses du monde. Elle mesure entre 50 cm et 2 m de diamètre et ses filaments peuvent atteindre 30 m de long.

Pour les nageurs, il y a de quoi s’inquiéter, car plus la méduse est grande, plus sa concentration en venin est élevée. Toutefois, la méduse n’attaque pas. Elle injecte du venin lorsque l’on touche ses tentacules. C’est un mécanisme de défense de l’animal. En raison de la taille de la Cynea capillata, ses piqûres peuvent provoquer de graves irritations ou réactions urticantes, de fortes sensations de brûlure voire des crampes et même un arrêt respiratoire dans les cas les plus graves.

Pas de méduses géantes en France pour l’instant, mais, cela pourrait-il arriver ?

Un grand nombre de spécimens ont été vus sur les plages du Pays de Galle récemment, un phénomène surprenant, la méduse à crinière de lion vivant plutôt dans les eaux très froides de l’Atlantique Nord, et plutôt en profondeur. Les scientifiques expliquent ce phénomène par les changements de courants dus au réchauffement climatique et aux vents qui poussent parfois les méduses dans des directions inhabituelles : l’année dernière, après de fortes tempêtes, des méduses caribéennes s’étaient retrouvées poussées jusqu’aux plages du Finistère.

La dispersion des méduses étant principalement liée à des évènements météorologiques, il est difficile de prévoir si elles arriveront jusqu’à nos côtes, mais c’est loin d’être impossible.

Une chose est sûre, c’est que le nombre de méduses à crinière de lion augmente, ainsi que leur taille. Plusieurs facteurs sont avancés par les scientifiques : une baisse du nombre de leurs prédateurs (thon, tortues de mer…) en raison du changement climatique et de la surpêche, et en ce qui concerne leurs dimensions hors norme, la hausse de la température de l’eau et de la luminosité entrainent le développement des planctons dont se nourrissent ces méduses.

Que faire en cas de piqûre de méduse ?

Dans l’idéal, il s’agit tout d’abord d’éviter une rencontre fortuite avec l’une de ces créatures. Si certaines ont été vues échouées sur la plage, portez des sandalettes en plastique ou des chaussures pour éviter de marcher dessus par inadvertance ou que vos pieds rentrent en contact avec des morceaux. La méduse reste toxique même lorsqu’elle est morte, il ne faut donc pas les toucher. Vous pouvez par contre les recouvrir de sable, ce qui les assèche et elles finiront par se désagréger.

Évitez aussi de vous baigner parmi elles, elles n’attaquent pas volontairement, mais libèreraient leur venin en cas de contact accidentel. Attention aux courants qui peuvent pousser les méduses vers vous sans que vous vous en rendiez compte.

En cas de piqûre, uriner dessus ou la rincer à l’eau claire sont de fausses bonnes idées, pourtant très répandues. En effet, lors du contact avec une méduse, des nématocystes — qui sont des petites capsules venimeuses — sont déposés sur la peau de la victime. Environ 10 % seulement de ces capsules sont actives, le défi est alors de ne pas activer les autres.

L’urine et l’eau douce activent ces cellules et pourraient aggraver la situation. En revanche, une solution acide comme le vinaigre endort ces cellules urticantes, il ne reste plus qu’à frotter délicatement la plaie pour retirer les cellules venimeuses à l’aide d’un gant de toilette ou de sable.

À défaut d’avoir du vinaigre sous la main, rincer à l’eau de mer sera une bien meilleure option.

La piqûre peut brûler intensément et provoquer des réactions cutanées. En outre, certaines personnes peuvent être allergiques au venin et avoir des réactions graves, contactez les secours si la piqûre est importante ou si la personne présente des signes de complications.