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Implant contraceptif Nexplanon : L'ANSM alerte sur le risque de migration

L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) annonce des mesures pour limiter les risques de migration liés à l’implant contraceptif Nexplanon. Explications.
Sommaire

Chez certaines femmes, l’implant contraceptif Nexplanon a été retrouvé dans les poumons. Suite à ces anomalies, l’agence nationale de sécurité du médicament a précisé qu’un renforcement des mesures de prévention a été mis sur pied. Voici de quoi il en retourne.

Implant contraceptif Nexplanon : L’ANSM alerte sur le risque de migration


Qu’est-ce que le Nexplanon ?

Le Nexplanon est un implant contraceptif des laboratoires MSD ; le seul de ce genre à être commercialisé en France. Il se présente sous la forme d’un gros grain de riz de 4 cm de long et de 2 millimètres de diamètre.

Il est généralement inséré par voie sous-cutanée dans l’intérieur du bras et délivre en continu l’hormone étonogestrel. Chaque année, il est adopté par 200 000 femmes et plus particulièrement par les jeunes de 20-24 ans.

L’implant contraceptif migre dans le corps

Cependant, chez certains sujets, il a causé des risques de lésions neuro-vasculaires au niveau de l’endroit où il a été inséré. Quelques femmes ont constaté des fourmillements ou des pertes de sensibilité dans la main du côté de leur contraceptif. De plus, il a aussi été relevé que l’implant a pu migrer dans les vaisseaux sanguins et dans le thorax chez une trentaine de femmes utilisatrices depuis mai 2001. Ces cas ont été signalés à l’ANSM.

Dans certains cas, ces dysfonctionnements peuvent nécessiter une intervention chirurgicale parfois lourde. Il s’avère que ces migrations anormales relèvent d’une mauvaise insertion du Nexplanon, soit trop profonde soit incorrecte.

Bien qu’une lettre d’information ait été diffusée aux professionnels de santé en 2016 sur le sujet, le risque reste peu connu des médecins et des femmes en général.

Des mesures de sécurité renforcées

Les professionnels de santé amenés à poser ou à retirer les implants Nexplanon sur leurs patientes déjà porteuses ou celles envisageant de l’être seront mieux informés sur la procédure d’insertion ou de retrait. Ceux n’ayant pas été formés à la pose de ces implants sont invités à le faire. Pour rappel, la formation pratique délivrée par les médecins expérimentés et mise en place par la MSD France est à privilégier à la formation en ligne.

En parallèle, au moment de chaque pose, les patientes « se verront remettre une “carte patiente” complémentaire à la notice, les invitant à vérifier une à deux fois par mois la présence de l’implant et à contacter rapidement leur médecin ou leur sage-femme si elles ne le repèrent plus au toucher » précise l’agence du médicament et des produits de santé.

Pour l’heure, l’ANSM n’impose pas le retrait du Nexplanon, mais « invite toutes les femmes porteuses d’un implant contraceptif Nexplanon à s’assurer par une palpation délicate qu’il est bien en place. Dans le cas contraire, une consultation médicale doit être programmée ». L’Europe approuve ces mesures de sécurité renforcées proposées par l’agence du médicament.



Les litiges sur les produits de contraception

Après le scandale des hormones de synthèse des pilules il y a quelques mois, l’ANSM a également annoncé le retrait du marché de plusieurs marques de stérilets la semaine passée. En effet, ils étaient accusés d’expulsions spontanées et de rupture durant le retrait. L’agence du médicament a donc préféré éviter tout risque sanitaire.