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Lancement d'une brigade anti-discrimination sur Facebook

La secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes/hommes, Marlène Schiappa, et le ministre chargé de la Ville et du logement, Julien Denormandie, ont annoncé le lancement de « BADI », une nouvelle brigade spécialisée dans la lutte contre les discriminations que les victimes pourront contacter via Facebook. Le point dans cet article.
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Le gouvernement s’appuie sur les réseaux sociaux pour venir en aide aux victimes de discriminations. Il lance ce lundi 15 avril la version « bêta » d’une page Facebook baptisée « BADI », la « brigade anti-discrimination ». Détails dans cet article.

Lancement d’une brigade anti-discrimination sur Facebook


À quoi sert la page Facebook BADI ?

Une version « bêta » de « BADI », la page Facebook de la nouvelle « brigade anti-discrimination » vient d’être lancée ce lundi 15 avril 2019.

Créée à l’initiative de la secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes/hommes et du ministre chargé de la Ville et du logement, cette plateforme a pour but de faciliter le recueil des témoignages de victimes de discriminations par une équipe de professionnels chargés de les orienter vers des interlocuteurs spécialisés : associations (« SOS racisme », « SOS homophobie », « Femmes solidaires », etc.), Défenseur des Droits ou commissariat le plus proche.

« C’est un dispositif d’alerte, un facilitateur de mise en contact avec les associations et les dispositifs légaux existants », a expliqué Marlène Schiappa.

Le gouvernement a choisi d’utiliser ce réseau social dans le but de « dédramatiser le contact institutionnel », a-t-elle également ajouté.

Anton Battesti, responsable des affaires publiques de Facebook, a précisé qu’il n’y aurait pas de « conservation spécifique » des données. Elles seront conservées « de la même façon que pour toutes les [autres] pages ».

Des réponses personnalisées et adaptées à la situation de chaque victime

Les spécialistes chargés de répondre aux posts publics ou privés des victimes font partie de la Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT).

« Une douzaine de salariés très compétents fourniront des réponses circonstanciées, ce ne sont pas des robots », a précisé le délégué interministériel Frédéric Potier.

Marlène Schiappa a également tenu à préciser que la page Facebook qui vient d’être lancée est « une version bêta, une version test à laquelle (…) les correctifs nécessaires [seront apportés] au fur et à mesure ».

Julien Denormandie a par ailleurs ajouté que « 2,5 millions du ministère du Logement financent déjà les acteurs de la lutte contre les discriminations dans le cadre de la politique de la Ville », mais que des fonds seront débloqués « s’il faut plus de moyens ».

Les associations saluent cette initiative gouvernementale

Pour les associations impliquées dans la lutte contre les discriminations, la mise en place de ce dispositif d’alerte est une bonne initiative. Néanmoins, elles souhaiteraient voir des mesures complémentaires mises en œuvre.

Par exemple, l’association « Les Maisons des Potes » souhaiterait qu’« une brigade d’officiers de police judiciaire [soit créée] dans chaque SRPJ [Service régional de police judiciaire] de France et [la présence d’] un magistrat spécialisé dans chaque cour d’appel ».

De son côté « SOS Homophobie » demande à ce que des « référents soient en place dans les commissariats où les victimes de discrimination renoncent à se rendre de peur d’être mal reçues ».