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L'arrivée des voitures sans conducteur dans nos foyers, ce n'est pas pour tout de suite !

Aux grandes conventions mondiales où sont exposées les dernières innovations technologiques, la voiture autonome a toujours une place de choix et suscite un grand intérêt du public et des industriels. La commercialisation de ce type de véhicule est-elle pour demain ?

On en parle, on en rêve... Mais où en est réellement la technologie en ce qui concerne les voitures 100 % autonomes ? Pour quand peut-on prévoir leur arrivée sur le marché ? Nos assurances-voitures sont-elles vouées à disparaitre ? Le point sur les dernières avancées technologiques et les limites qu’il reste à franchir.

L’arrivée des voitures sans conducteur dans nos foyers, ce n’est pas pour tout de suite !



Le 100 % d’autonomie difficile à atteindre

La démocratisation de ce genre de véhicule qui fait tout, tout seul, n’est pas envisagée avant 2030.

Toutefois, certaines technologies embarquées sur des véhicules de série, plutôt haut de gamme, permettent déjà aux automobiles de se garer sans l’intervention du conducteur, ou de conduire sans toucher le volant dans des situations bien particulières comme sur autoroute ou dans les bouchons, la voiture calculant elle-même les bonnes distances de sécurité et la trajectoire à adopter. Néanmoins, ces derniers sont freinés par la règlementation, qui à ce jour, n’autorise pas de lâcher physiquement son volant. Dans ce cas de figure, l’automobiliste est alerté d’un bip répétitif similaire à celui du non-port de ceinture.

Techniquement, pour qu’une voiture soit 100 % autonome cela nécessite au minimum la présence de caméras embarquées, d’un radar et d’un scanner pour garantir une analyse ultra pertinente du mobilier urbain, des piétons, des obstacles, etc. Avec un taux d’erreur de moins de 1/1 milliard, pour garantir la sécurité des personnes à l’intérieur du véhicule et des piétons qui croisent son chemin.

Ces technologies sont plus faciles à mettre en place aux États-Unis, territoire qui possède un grand réseau routier, avec des zones où la densité de population et le nombre d’usagers de la route sont très faibles. Ce sont des conditions de test idéales qui sont beaucoup plus difficiles à mettre en place sur le continent européen.

La loi devra, elle aussi, évoluer

Dans l’état actuel des choses, la convention de Vienne sur la circulation routière stipule que le conducteur doit être maitre de son véhicule à chaque instant. Il existe toutefois déjà des dérogations pour que certaines entreprises effectuent des tests en condition réelle (ou presque), mais un technicien se trouve presque toujours à bord, sauf dans certains cas rares de voitures taxis ou de navettes testées de manière très surveillée, sur de toutes petites zones géographiques clairement définies.

La question des assurances viendra à être posée également. Dans le cas d’un véhicule 100 % autonome, qui serait alors reconnu coupable en cas d’accident ? Le conducteur ? Le constructeur ? Le fournisseur du logiciel ? Tout ceci nécessitera d’être étudié et la création de nouvelles lois est à prévoir avant la mise sur le marché de tels véhicules.

Les opérateurs de transport urbain particulièrement intéressés

Bien avant que Mr ou Mme Toulemonde puisse aller au travail en regardant un film, assis à la « place du conducteur » sans avoir à toucher ni le volant ni les pédales, il faudra probablement attendre encore quelques années.

Mais les opérateurs urbains comme la RATP ou les sociétés de taxi ou VTC sont sur le qui-vive et seront probablement les premiers à investir en masse dans ces nouveaux moyens de transport ultra modernes. Même s’il s’agit encore pour le moment d’un marché de niche, une forte augmentation des ventes et des investissements est prévue pour 2018, et l’on pourrait voir les premiers véhicules 100 % autonomes de ces acteurs circuler d’ici 2 ans.