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Lycéens et collégiens pourront passer une journée en entreprise chaque année pendant leur temps scolaire

Un amendement a été adopté dans le cadre de l’examen du projet de loi pour « la liberté de choisir son avenir professionnel » qui permettra aux élèves des collèges et lycées d’effectuer une journée de stage en entreprise par an. Le point sur ce dispositif soumis à l’accord du chef d’établissement.
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Pour encourager les jeunes à prendre des initiatives concernant leur future carrière professionnelle et à explorer différents métiers, un amendement vient d’être voté qui permettra aux élèves de 4e, 3e, 1re et Terminales de prendre une journée par an pour découvrir un métier au sein même d’une entreprise.

Lycéens et collégiens pourront passer une journée en entreprise chaque année pendant leur temps scolaire



Un dispositif qui viendra compléter le stage obligatoire de 3e

Jeudi 14 juin 2018, un amendement porté par la rapporteure Catherine Fabre (LREM) et soutenu par le ministre de l’Éducation Jean Michel Blanquer a été voté par les députés. Il s’inscrit dans le cadre du projet de loi pour « la liberté de choisir son avenir professionnel ».

Cette journée de stage annuelle ne vient pas remplacer, mais compléter le stage en entreprise obligatoire à effectuer en classe de 3e. Avec l’accord du chef d’établissement, les élèves seront donc autorisés à demander une absence une fois chaque année pour découvrir le métier de leur choix.

« Ce dispositif a pour objectif d’encourager une part d’initiative de la part des élèves dans la découverte métier » peut-on voir dans l’exposé des motifs.

Une mesure très décriée par l’opposition

Les députés de tous bords s’en sont pris à cette nouvelle mesure. Pour Patrick Hetzel (LR) les scolaires « vont pouvoir sécher une journée de cours » alors qu’il était prévu de lutter contre l’absentéisme.

« Une journée, ça n’a aucun sens » et ce sera « encore une fois une prime au piston », pour l’élue d’extrême droite Emmanuelle Ménard. Jean Paul Lecoq (PC) espère de son côté « que les jeunes n’auront plus de problème pour trouver des stages ».

Le rôle des régions sera renforcé

Jean-Michel Blanquer a parlé de « consécration législative » pour les 78 campus des métiers et des qualifications implantés sur tout le territoire français. « Dans les temps à venir, nous allons être amenés à développer ces campus », a indiqué le ministre.

Ces campus ont pour vocation de rassembler différents acteurs pour proposer des formations et des parcours professionnels en adéquation avec les enjeux économiques de leur région. Des « lycées professionnels et polyvalents, des centres de formation des apprentis, des organismes de formation, des établissements d’enseignement supérieur, des laboratoires de recherche ainsi que des entreprises » travaillent de concert pour, entre autres, faciliter l’insertion des jeunes sur le marché du travail.

Les missions de ces campus vont être étendues, car pour Mr Blanquer, les régions « ont quelque chose à dire sur le développement économique et social de leurs territoires ».



Garantir l’égalité de l’accès à l’information dans toutes les régions

Là où la droite souhaite renforcer le pouvoir des campus des métiers en région, la gauche s’inquiète des « risques sur la qualité de l’information, et (son) indépendance » à l’égard des entreprises.

Une série d’amendements est censée garantir la diversité de l’information fournie aux élèves et à leur famille, ainsi qu’aux étudiants. Les campus devront les renseigner non seulement sur les formations régionales, nationales et européennes, mais aussi sur la « mixité des métiers et l’égalité professionnelle ».

L’harmonisation des pratiques est prévue au niveau national. « Un cadre national de référence » sera établi entre l’État et les régions, pour « garantir l’unité du service public de l’orientation et favoriser l’égalité d’accès de l’ensemble des élèves et des étudiants à cette information ».