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Transports en commun gratuits à Paris pour les moins de 11 ans à partir du 1er septembre 2019

La maire de Paris veut faciliter l’accès aux transports pour les jeunes Parisiens. Dans cette optique, 4 mesures seront mises en place à compter du mois de septembre 2019.

À la suite de la remise du rapport sur la gratuité des transports, Anne Hidalgo a dévoilé, le 10 janvier dernier, lors des vœux au conseil de Paris, une série de mesures destinées à faciliter l’accès aux transports pour les jeunes Parisiens. Quelles sont-elles ?

Transports en commun gratuits à Paris pour les moins de 11 ans à partir du 1er septembre 2019


Objectif : réduire la place de la voiture individuelle à Paris

En mars 2018, Anne Hidalgo avait commandé un rapport sur les transports en commun à son actuel premier adjoint, Emmanuel Grégoire, et ses adjoints chargés des Transports (Christophe Najdovski) et de l’Urbanisme (Jean-Louis Missika). Ce rapport intitulé « Pour un Big Bang de la tarification des transports dans le Grand Paris » a été remis à la maire de Paris le 9 janvier dernier.

« Si l’objectif est de réduire la place de la voiture individuelle », les projections indiquent tout de même que « la gratuité totale n’est pas une solution efficace », précise cette étude de près de 100 pages.

Une série de mesures pour les jeunes Parisiens

Au total, 23 propositions ont été faites, dont 4 mesures en faveur des jeunes Parisiens qui seront mises en place à partir du 1er septembre 2019.

Parmi celles-ci, la gratuité du Pass Navigo pour les personnes en situation de handicap âgées de moins de 20 ans. Les collégiens et lycéens parisiens profiteront quant à eux d’un remboursement de 50 % de leur abonnement et les 14-18 ans qui possèdent une carte Imagin'R ou Navivo bénéficieront d’une prise en charge de leur abonnement Vélib. Enfin, les transports en commun publics seront gratuits pour tous les enfants parisiens âgés de 4 à 11 ans.

Des mesures qui coûtent 15 millions d’euros en année pleine

Les 4 mesures annoncées s’élèvent à 5 millions d’euros en 2019, et à 15 millions en année pleine, estime des proches d’Anne Hidalgo.

Pour 2019, la Mairie réfléchit à redéployer ses budgets. Puis à compter de 2020, une part des recettes du nouveau marché des panneaux publicitaires sera affectée au financement de ces mesures.

Selon la maire de Paris, « ce rapport trace un chemin raisonnable et responsable pour que les transports publics soient accessibles à tous », estimant que ces orientations vont « soutenir la transition écologique tout en renforçant le pouvoir d’achat des familles parisiennes ». Elles sont « en phase avec les 2 grands enjeux de notre temps : la transition écologique et la réduction des inégalités ».



L’opposition municipale critique ces mesures

L’un des représentants du groupe PPCI (macronistes de droite), Alexandre Vesperini, conseiller de Paris dénonce ces mesures. « Baisser encore les recettes des transports parisiens alors que ces derniers sont sous-financés et donc de plus en plus défaillants [...] il fallait y penser. Cette fin de règne qui se vautre dans la démagogie et la facilité, ça devient pénible », dénonce-t-il sur Twitter.

Dans un message diffusé aussi sur les réseaux sociaux, le groupe Les Républicains critique Anne Hidalgo qui « avait fait de la gratuité un levier pour réduire la pollution en incitant abandonner la voiture, mais les mesures qu’elle annonce aujourd’hui concernent principalement ceux qui n’ont pas de permis ».

Pour mettre en application d’autres éléments du rapport, la mairie de Paris devra s’entendre avec la région Île-de-France, la Métropole du Grand Paris et le gouvernement, qui possèdent des prérogatives en matière de transports.

Prochain projet : rendre piéton le cœur historique de la capitale

« J’interviens sur mon domaine de compétence, en tant que maire de Paris. Mais je propose à l’État et à la région de s’engager à nos côtés, en modulant le remboursement du pass Navigo des salariés en fonction de leurs revenus », souligne Anne Hidalgo.

La maire de la capitale, qui a fait de la baisse de la place des véhicules à moteur à Paris et la diminution de la pollution le cœur de ses actions, a indiqué en novembre dernier sa volonté de rendre piéton le centre historique de la capitale, sans en détailler l’échéance.

À une année du lancement de la campagne électorale pour les municipales, il est fort possible qu’Anne Hidalgo soit candidate à sa propre succession, tandis que les candidatures potentielles se multiplient du côté de La République en Marche avec Benjamin Griveaux, Mounir Mahjoubi, Hugues Ranson ou encore Cédric Villani.