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Contrôle technique automobile : ce qui change à partir du 20 mai 2018

À partir du 20 mai 2018, le contrôle technique sera plus long, mais aussi plus cher. Il y aura entre autres 133 points de contrôle contre 124 auparavant, 3 catégories de défaillances et vous devrez réaliser les travaux dans la journée puis refaire une contre-visite. Résultat : les automobilistes se ruent dans les centres de contrôle technique avant la date butoir.

Depuis plusieurs semaines, les centres de contrôle technique sont surchargés. En effet, les automobilistes anticipent l’examen de leur véhicule pour éviter la nouvelle formule du contrôle technique plus strict et qui entrera en vigueur le 20 mai. Zoom sur ce contrôle plus exigeant qui vise à réduire le nombre de victimes sur les routes.

Contrôle technique automobile : ce qui change à partir du 20 mai 2018



133 points de contrôle

Pour rappel, le contrôle technique existe depuis 1992 en France et s’applique aux véhicules de plus de 4 ans, avec un contrôle tous les deux ans. Celui-ci va être renforcé à compter du 20 mai 2018.

Il y aura désormais 133 points de contrôle contre 124 auparavant. L’examen de chaque élément comme les plaques, les freins ou les phares sera réalisé de manière approfondie.

La pollution, un point essentiel du nouveau contrôle

Si les contrôleurs n’étaient pas en mesure de détecter un filtre à particules défaillant ou un catalyseur absent, les nouvelles mesures prévues seront plus précises et les détenteurs de véhicules diesel ne pourront pas passer à travers. Un nouveau logiciel devrait être utilisé.

Toutefois, les modalités de contrôle de la pollution restent encore floues. Pour vous éviter des sueurs froides lors de ce contrôle, il est conseillé en amont d’aller faire nettoyer ou remplacer son filtre à particules dans un centre automobile.

L’introduction d’un niveau de gravité critique pour certaines défaillances

La nouvelle formule du contrôle technique prévoit trois catégories de défaillances : les défaillances mineures sans obligation de contre-visite mais mentionnées sur le procès-verbal de la visite, les défaillances majeures avec obligation de contre-visite dans les deux mois, les défaillances critiques.

Lorsqu’une ou plusieurs défaillances critiques seront constatées, l’automobiliste devra obligatoirement réaliser les travaux dans la journée puis refaire une contre-visite.

L’automobiliste qui ne réalise pas les réparations nécessaires s’expose à une amende forfaitaire de 135 euros et engage sa responsabilité. De plus, le véhicule peut être immobilisé. De même, en cas de vente, la Préfecture refusera de délivrer une nouvelle carte grise à l’acquéreur.

Il y aura finalement 606 défaillances potentielles contre 400 jusqu’ici.



Le prix du contrôle technique augmente

Le prix d’un contrôle technique varie actuellement entre 50 et 80 euros. La nouvelle formule du contrôle technique s’accompagne d’une hausse des tarifs d’une part parce que celui-ci durera plus longtemps (45 à 50 minutes), d’autre part parce que les professionnels doivent remplacer leur matériel.

Les centres de contrôle technique sont surchargés

De nombreux automobilistes anticipent ce nouveau contrôle technique obligatoire plus contraignant. Il devient de plus en plus difficile d’obtenir une date avant le 20 mai. Pour faire face à cette forte affluence, certains centres ont même dû former de nouveaux contrôleurs.

Pour rouler en sécurité, il est préférable d’anticiper le contrôle technique avec un entretien régulier de votre véhicule et un précontrôle.

Une mesure de plus contre les automobilistes ?

Pierre Chasserey, Délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes admet que « l’automobiliste est une cible privilégiée en ce moment ».

En effet, il faut rappeler que le 1er janvier 2018, une hausse des taxes sur le carburant a été appliquée. Celle-ci sera suivie d’une baisse de la vitesse autorisée sur les routes départementales de 90 à 80 km/h le 1er juillet. À cela s’ajoutent enfin les restrictions de circulation et la privatisation des radars. « La globalité est énorme ! », ajoute Pierre Chasserey. Pour le moment, 36 % des Français ont déclaré qu’ils ne respecteront pas la limitation à 80 km/h sur les départementales.