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Crédits immobiliers : les taux d'intérêt continuent de baisser en avril

La baisse des taux d’intérêt et l’allongement de la durée moyenne des prêts immobiliers se confirment au mois d’avril.
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Les professionnels du secteur confirment la baisse des taux d’emprunt immobilier au mois d’avril. En effet, les banques ont tendance à compenser le retard pris dans leurs objectifs commerciaux lié au ralentissement de l’activité au début de l’année. Résultat : les taux ont atteint le niveau historique le plus bas depuis 2016.

Crédits immobiliers : les taux d’intérêt continuent de baisser en avril


Les taux immobiliers orientés à la baisse

En avril, le taux moyen mensuel a atteint 1,33 % hors assurances et sûretés contre 1,44 % en février, selon les données publiées par l’Observatoire Crédit Logement/CSA.

Le taux moyen accordé par les banques toutes durées confondues atteint 1,35 % en avril contre 1,33 % en novembre 2016 frôlant ainsi le plus bas historique. De nouveaux records sont également franchis sur les durées longues : 1,27 % pour les crédits immobiliers souscrits sur 20 ans et 1,49 % pour ceux sur 25 ans.

Toutefois, contrairement à 2016, la baisse des taux ne s’accompagne plus d’un gain de pouvoir d’achat. Les taux ne compensent plus l’augmentation des prix immobiliers dans les grandes agglomérations.

Un allongement des durées d’emprunts

Une autre tendance se confirme au fil des mois : l’allongement des durées de crédits. En avril, la durée moyenne des prêts s’est établie à 227 mois, soit un allongement de 29 mois par rapport à début 2014. Dans un communiqué, l’Observatoire Crédit Logement/CSA précise que ce niveau particulièrement long des délais de remboursement octroyés par les banques s’explique par la baisse des taux d’intérêt. En avril, près de 45 % des prêts ont ainsi été accordés sur plus de 25 ans.

Une accélération de l’inflation

Si l’accès au crédit n’a jamais été autant facilité par les banques, le pouvoir d’achat immobilier recule pourtant. Dans sa dernière publication, le courtier CAFPI observe que sur les douze agglomérations étudiées, seules deux (Reims et Nice) n’ont pas perdu de surface achetable sur l’année passée.

De plus, depuis novembre 2016, l’inflation a accéléré en France avec des prix en hausse de 1,2 % en avril sur un an. Si cette conjoncture pourrait théoriquement permettre aux ménages de gagner en pouvoir d’achat en empruntant, il ne faut pas oublier que les chiffres révélés par l’Observatoire s’entendent brut et ne tiennent notamment pas compte de l’assurance emprunteur systématiquement exigée par la banque au moment de l’octroi de crédit.