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La DGCCRF alerte sur la dangerosité de certains articles de Noël achetés sur des plateformes de vente en ligne

Il y a souvent de bonnes affaires à faire chez les grandes enseignes de commerce en ligne comme Amazon, Wish ou Priceminister. Mais ces prix cassés cachent parfois un certain laxisme sur le respect des normes de sécurité comme le montre une enquête récente de la Direction des Fraudes. Qu’en est-il ?
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La Douane et la DGCCRF (Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes) effectuent des contrôles réguliers sur les produits, même sur ceux achetés en ligne sur des plateformes internet comme Amazon, Aliexpress, Wish ou Priceminister. Cette année, leur enquête révèle de nombreux produits non conformes, voire dangereux. Le point dans cet article.

La DGCCRF alerte sur la dangerosité de certains articles de Noël achetés sur des plateformes de vente en ligne


4 produits sur 10 vendus sur internet sont dangereux

Dans le cadre de son enquête, la DGCCRF a acheté 46 produits (guirlandes électriques, jouets, peluches et panoplies de déguisement) via 7 plateformes commerciales sur internet (Amazon, Cdiscount, Ebay, Fnac.com, Rakuten-Priceminister, Aliexpress et Wish). Après tests en laboratoire, elle a constaté que 75 % de ces produits étaient non-conformes et que 39 % présentaient même un danger pour le consommateur.

Parmi les entorses aux normes de sécurité, ils ont par exemple observé que les yeux d’une tortue en peluche vendue sur Cdiscount par Fashion-CD sont trop facilement détachables et donc ingérables par les enfants en bas âge. Ils contiennent par ailleurs du plomb. Un déguisement de lutin de Noël vendu sur Aliexpress par FEEX Store contient quant à lui des phtalates et de l’arsenic. Autre produit testé, l’oie « Gertie » sur lequel les bébés font leurs dents, vendue sur Ebay par Koodeeuk qui contient de la nitrosamine, une substance cancérogène. Puis dans 4 autres références, en vente sur Amazon et Wish, des phtalates ont été détectés « au-delà des valeurs limites ».

La DGCCRF rappelle aux plateformes leurs responsabilités

Suite à leur enquête, la DGCCRF a demandé aux plateformes de retirer « le plus rapidement possible, les annonces de produits dangereux » et de travailler « avec les vendeurs à l’étranger, pour opérer les rappels des produits déjà vendus ».

Les plateformes commerciales sur internet sont soumises aux mêmes obligations que les vendeurs en boutiques envers leurs clients et elles se doivent de veiller au respect des normes de sécurité et de la conformité de leurs produits. Néanmoins, elles ne sont pas responsables lorsqu’elles servent seulement de « place de marché », c’est-à-dire d’intermédiaire entre des vendeurs (parfois hors UE) et leurs clients.

Les recommandations de la Direction des Fraudes pour les achats en ligne

Afin d’éviter tout souci, vous devez pouvoir identifier clairement le vendeur du produit. Son identité ou une raison sociale et des coordonnées de contact claires doivent être mentionnées sur le site. Vérifiez si le produit est vendu par la plateforme ou par un vendeur extérieur. S’il s’agit d’un vendeur hors UE, des taxes peuvent être appliquées à la réception du produit et les normes de sécurité auxquelles les articles sont soumis peuvent ne pas être aussi strictes que celles appliquées dans l’Union européenne.

Respectez également les âges préconisés pour les jouets pour enfants. Un jeu interdit aux moins de 36 mois peut contenir des petites pièces trop facilement ingérables et mettre en danger les tout petits.

Il est aussi recommandé de consulter les avis des autres acheteurs et multipliez les sources d’information. En cas de doute ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter le vendeur.

Tandis que les achats sur internet des Français représentent désormais « 80 milliards d’euros en 2017 et que 56 % des Français ont l’intention d’effectuer leurs achats de Noël en e-commerce », « un prix excessivement attractif doit être vu comme un signal d’alerte, qui justifie une attention particulière avant d’acheter » a également tenu à signaler Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État chargé du numérique.