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La préservation des mers et des océans inscrite dans la Constitution

Démarche pour le moment symbolique, la préservation de la mer et des océans est désormais inscrite à l’article 34 de la Constitution, une initiative portée notamment par la députée communiste Huguette Bello.

Jeudi 19 juillet 2018, la préservation des mers et des océans a été inscrite à l’article 34 de la Constitution. Qu’en est-il ?

La préservation des mers et des océans inscrite dans la Constitution


« Les mers et les océans exigent une mobilisation et un engagement spécifiques »

C’est la députée réunionnaise Huguette Bello (PC) qui a porté cet amendement qui propose d’inscrire la préservation des mers et des océans au sein même de la Constitution. En effet, dans son discours à l’Assemblée elle a évoqué la nécessité « de prendre en compte solennellement la dimension maritime de la France » notamment en raison des défis climatiques et environnementaux auxquels nous devons faire face.

« Les mers et les océans exigent une mobilisation et un engagement spécifiques », a-t-elle ajouté. « Avec une zone économique exclusive de plus de 11 millions de km², dont 97 % relèvent des territoires d’outre-mer, l’espace maritime français est en effet considéré comme le deuxième territoire maritime mondial ».

En inscrivant la notion de préservation des mers et des océans clairement dans la Constitution, « la puissance maritime de la France sera soulignée ainsi que les responsabilités que cette place implique au niveau européen et international »

Pollution et ressources économiques

L’inscription de cette notion dans la Constitution va peut-être permettre d’encourager la prise de mesures écologiques et de développer des politiques économiques concernant l’espace maritime plus respectueuses de l’environnement.

On pense souvent à la pollution des océans, au plastique qui envahit les fonds marins et détruit la faune et la flore… Mais les mers et les océans sont également d’une importance capitale pour le développement des énergies vertes comme les éoliennes installées le long des côtes ou en pleine mer et les hydroliennes qui captent les courants marins. Huguette Bello a également rappelé que « 98 % des données numériques, de la data, transitent par les câbles sous-marins ».

« C’est un symbole certes, mais un symbole fort pour un pays bordé par 4 000 km de côtes », s’est félicité Gilles Lurton, le député LR.

Le député corse Michel Castellani (non-inscrit) a également défendu l’inscription dans ce même article 34 de la préservation de la biodiversité qui est « une notion distincte de celle d’environnement ».