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Ouverture de 3 nouveaux centres d'accueil pour migrants à Paris

Au total, 3 centres d’accueil supplémentaires vont être ouverts à Paris. Ils permettront d’héberger temporairement des demandeurs d’asile et des réfugiés à compter du mois d’octobre 2019.
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Lors d’un point presse lundi 1er juillet, le préfet de la région Île-de-France, Michel Cadot a annoncé l’ouverture de trois espaces d’accueil pour les migrants à l’automne 2019. Ils seront installés dans le 12e et le 18e arrondissement de Paris.

Ouverture de 3 nouveaux centres d’accueil pour migrants à Paris


Ouverture d’un nouveau centre d’accueil dans le 18e arrondissement

Les CAES (Centre d’accueil et d’examen des situations) ont vu le jour au printemps 2018. Ils ont été créés dans le but de loger provisoirement les migrants et les orienter selon leur statut : débouté, demandeur d’asile, « dubliné » dépendant d’un autre pays de l’Union européenne. Actuellement, en région parisienne, il y a 5 centres d’accueil comprenant 750 lits au total.

Un autre centre « va ouvrir début octobre boulevard Ney, dans le 18e arrondissement, dans un bâtiment SNCF vide, pour héberger 150 hommes isolés migrants », a annoncé le préfet Michel Cadot.

Deux autres espaces dans le 12e arrondissement

C’est dans le 12e arrondissement, sur le boulevard Poniatowski, que l’État a décidé d’ouvrir 2 autres espaces : « une halte de nuit pour les familles » avec 70 lits et un lieu disposant de 200 places réservées aux réfugiés masculins « insérés professionnellement » ou qui le seront prochainement. L’objectif est « d’accélérer la sortie des réfugiés vers un logement », a précisé Michel Cadot.

En cours de discussion, le budget de ces dispositifs s’élève « autour de 30 à 35 € par personne et par jour ».

Une mesure qui répond à une « urgence humanitaire »

La Mairie de Paris s’est dite satisfaite de ces projets qui répondent à une « urgence humanitaire ». Néanmoins, ils « ne pourront malheureusement pas répondre aux problèmes identifiés par tous les acteurs si les centres continuent d’exclure une partie des publics, c’est-à-dire les “dublinés” », précise-t-elle.

Il est possible que le « foncier de l’État » soit mis à contribution pour permettre de bâtir des « chalets » ou « des mobile homes de qualité », a précisé Michel Cadot. Ce dispositif permettrait d’héberger pendant un semestre les personnes en attente d’un logement stable. « Il faut créer de la fluidité dans les centres d’hébergement », souligne le préfet de région.

D’après les chiffres du préfet d’Île-de-France, « entre 800 et 900 personnes » fréquenteraient des campements au sein de la capitale. La Ville de Paris, quant à elle, en comptabilise 1 000. Enfin, pour les associations qui œuvrent sur le terrain, 15 % de réfugiés vivraient dans des camps en périphérie de la capitale.

Ces derniers mois dans le nord de Paris, les migrants vivent dans des conditions précaires, notamment dans le 18e. De nombreux riverains se plaignent de la situation dans un arrondissement où les campements de migrants côtoient les toxicomanes.