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Droits et devoirs des piétons dans la circulation

Pour que leur sécurité sur la chaussée soit assurée, les usagers doivent respecter les règles fixées par le Code de la route. Les piétons sont les plus vulnérables en ville. Les automobilistes doivent ainsi se montrer prudents et bienveillants à leur égard.

Deux tiers des piétons sont tués en agglomération. Le Code de la route définit le piéton comme un usager qui circule à pied. Toutefois, cette notion est étendue. Est donc assimilée à un piéton une personne qui se déplace en roller, skateboard, trottinette ou en fauteuil roulant, ainsi que celles conduisant une voiture d’enfant, de malade ou d’infirme, ou tout autre véhicule de petite dimension ne disposant pas de moteur. Les piétons disposent de droits et de devoirs à connaitre.

Droits et devoirs des piétons dans la circulation

Quels sont les droits du piéton ?

Les piétons sont les usagers les plus protégés par leur Code de la route. Leur position est paradoxale, car ils sont toujours prioritaires sur la chaussée, mais ont également des devoirs dont les infractions peuvent engager leur responsabilité en cas de dommage. Ainsi, lorsqu’un piéton s’engage sur la chaussée ou qu’il s’apprête à le faire, le conducteur doit obligatoirement s’arrêter pour le laisser passer, en présence ou non d’un passage piéton. Ne pas laisser la priorité à un piéton est considéré comme une infraction qui entraine la perte de 4 points sur le permis de conduire et une amende de 4e classe de 135 euros forfaitaire.

L’article R415-11 du Code de la route rappelle également la nécessité pour les autres usagers de céder le passage aux piétons qui manifestent clairement leur intention de traverser la voie publique même si ces derniers s’engagent alors que le feu piéton est rouge. Une indemnisation automatique est prévue par la loi Badinter du 5 juillet 1985 lorsqu’un piéton accidenté subit un dommage corporel. Celle-ci s’applique, quelle que soit sa responsabilité sauf en cas d’acte suicidaire ou de faute inexcusable. Il faut noter que la faute inexcusable ne peut être invoquée lorsque les victimes sont âgées de moins de 16 ans ou de plus de 70 ans, ou si elles sont frappées d’une incapacité permanente ou d’une invalidité égale ou supérieure à 80 %.

Ces textes de loi protecteurs n’exonèrent pas les piétons de leur responsabilité en cas de faute entrainant des dommages corporels, notamment pour les autres usagers impliqués dans l’accident.

Devoirs du piéton

Tout d’abord, les piétons ont l’obligation de marcher sur les trottoirs et accotements s’ils existent, en ville comme à la campagne. Si ceux-ci sont inexistants ou impraticables, les piétons doivent emprunter les autres parties de la route en prenant les précautions nécessaires. Ainsi, à la campagne, lorsqu’il n’y a pas d’accotement, il faut marcher sur le bord gauche de la chaussée afin d’anticiper les éventuelles erreurs des conducteurs, sauf en cas de circonstances particulières (manque de visibilité, travaux).

Ensuite, avant de traverser la chaussée, le piéton doit s’assurer qu’il peut le faire sans danger, selon la visibilité, la distance et la vitesse des véhicules. S’il y a un passage piéton à moins de 50 mètres, il doit l’utiliser. Dans le cas contraire, il doit traverser perpendiculairement par rapport à l’axe de la route. Les piétons ne sont pas autorisés à s’engager sur la chaussée d’une place ou d’une intersection à moins qu’un passage permette une traversée directe.

Enfin, et pour rappel, les piétons doivent respecter la priorité inhérente aux feux de priorité lorsqu’ils existent. Lorsqu’un accident a lieu entre un conducteur et un piéton qui n’a pas respecté son feu pour traverser ou s’est engagé en dehors d’un passage piéton, le premier est redevable des indemnités liées aux dommages corporels dans la majorité des cas. Le piéton a commis une infraction et est donc responsable, mais c’est bien le conducteur qui est en tort puisqu’il aurait dû anticiper sa traversée. Cette situation paradoxale du Code de la route est souvent décriée.

Le non-respect de ces règles expose le piéton à une amende forfaitaire de 4 euros. Cependant, cette infraction est très rarement constatée. Il existe certains cas particuliers concernant les nouvelles mobilités, les vélos, les poussettes et les groupes de piétons. Ces derniers ne doivent pas s’étendre sur plus de 20 mètres, chaque groupe devant conserver une distance minimale de 50 mètres.