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Marge d'erreur des contrôles de vitesse des voitures banalisées avec radar embarqué

En plus des radars fixes, des véhicules équipés d’un dispositif de contrôle embarqué (également appelées voitures radars) sont mis en circulation pour détecter les excès de vitesse des automobilistes. Lorsqu’une infraction est commise, la vitesse enregistrée par le dispositif se voit également appliquer une marge technique.

En plus des 3 275 radars fixes actuellement en service, 383 voitures radar circulent également sur les routes françaises. Ces véhicules banalisés sont équipés d’un dispositif de contrôle embarqué paramétré pour relever les excès de vitesse des automobilistes. Comme pour les radars fixes, en cas d’infraction, une marge technique est appliquée pour déterminer la vitesse retenue. Un point sur les caractéristiques de ce dispositif.

Marge d’erreur des contrôles de vitesse des voitures banalisées avec radar embarqué



Des voitures radar pour contrôler la vitesse des automobilistes

Les voitures radars ont un rôle préventif. Elles sont mises en circulation dans le but d’inciter les automobilistes à respecter les limitations de vitesse tout au long de leur trajet et ainsi diminuer le nombre d’accidents.

Ces véhicules, équipés d’un dispositif de contrôle embarqué, ont pour mission de détecter les excès de vitesse des automobilistes. Ils peuvent aussi bien effectuer des contrôles de vitesse lorsqu’ils sont mêlés à la circulation que lorsqu’ils sont à l’arrêt, garés au bord d’une route.

Dans les deux situations, le radar embarqué va mesurer la vitesse de tous les véhicules qui le dépasse par la gauche, mais également celle des automobilistes qui roulent en sens inverse, dès lors qu’il n’y a pas de séparation entre les deux voies. Et à la différence des radars fixes, les dispositifs de contrôle embarqués n’émettent pas de flash visible lorsqu’ils relèvent une infraction.

À l’origine, les voitures radar sont conduites par deux agents des forces de l’ordre dont l’un est affecté à la conduite du véhicule et l’autre au paramétrage du radar. Mais en avril 2018, les premières voitures radar privées ont été mises en circulation. L’objectif étant à terme, de confier la conduite de ces véhicules à des opérateurs privés, permettant ainsi aux policiers et aux gendarmes de consacrer du temps pour les contrôles qui nécessitent d’intercepter les automobilistes : alcoolémie, stupéfiants par exemple.

Une marge technique appliquée à la vitesse relevée par le radar embarqué

Comme pour les radars fixes, la vitesse mesurée par les dispositifs de contrôle embarqués peut comporter une marge d’erreur. Ainsi, en cas d’infraction pour excès de vitesse, la vitesse retenue sera calculée après déduction d’une marge technique.

Celle-ci est fixée à 10 km/h pour tous les excès de vitesse commis sur une route où la vitesse est limitée à moins de 100 km/h.
En revanche, sur les portions de routes où la vitesse est limitée à plus de 100 km/h, une marge d’erreur de 10 % est décomptée de la vitesse enregistrée par le radar embarqué.

Zones de circulation des voitures radar et signalisation

Contrairement aux radars fixes, la présence de voitures radar n’est pas signalée par un panneau d’annonce. Leur localisation ne figure pas non plus sur la carte officielle des radars.

Les itinéraires sur lesquels circulent ces véhicules sont proposés par les préfets de département qui choisissent principalement des zones où les accidents liés à la vitesse sont fréquents. Dans tous les cas, les voitures équipées d’un dispositif de contrôle embarqué peuvent aussi bien circuler sur les autoroutes que sur les routes nationales, départementales ou communales.