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Marge d'erreur des radars vitesse fixes

En cas d’excès de vitesse constaté par un radar automatique, une marge technique est déduite de la vitesse enregistrée par le boitier de contrôle. Comment fonctionnent les radars fixes ? Quelle est leur marge d’erreur ? Où sont-ils implantés ?

Plus de 3 200 radars fixes sont actuellement en service sur le territoire français et en outre-mer. Les automobilistes ont par ailleurs la possibilité de prendre connaissance de leur emplacement depuis un portail en ligne, mais également de s’informer sur la vitesse maximale autorisée sur la zone dans laquelle ils sont implantés. En cas d’excès de vitesse, une marge de tolérance est toutefois accordée. Un point sur la situation.

Marge d’erreur des radars vitesse fixes



Des radars fixes pour contrôler la vitesse des automobilistes

Les radars fixes sont destinés à calculer la vitesse des automobilistes au moment ils franchissent le boitier de contrôle. Lorsqu’un excès de vitesse est constaté, l’appareil enregistre automatiquement la vitesse du véhicule et un cliché de l’infraction est établi.

L’ensemble de ces informations chiffrées enregistrées par l’appareil sont ensuite envoyées au CNT (Centre national de traitement) qui est chargé de procéder au traitement de l’infraction.

À noter que les radars fixes peuvent aussi bien contrôler la vitesse des conducteurs par l’avant du véhicule que par l’arrière, dans un seul sens de circulation ou dans les deux.

Une marge technique appliquée sur la vitesse enregistrée

La vitesse relevée par les radars peut comporter une marge d’erreur par rapport à la vitesse réelle du conducteur. Donc pour atténuer toute erreur de mesure, une marge technique (également appelée « marge de tolérance ») est déduite de la vitesse enregistrée par les boitiers de contrôle.

Ainsi, lorsque la vitesse autorisée est comprise entre 50 et 100 km/h, l’automobiliste en infraction se verra appliquer une marge de tolérance de 5 km/h sur la vitesse à laquelle il a été flashé.
Sur les portions de routes limitées à 110 km/h, la marge technique est fixée à 5,5 km/h et à 6 km/h si la vitesse maximale autorisée est de 120 km/h.
Enfin sur les voies limitées à 130 km/h, une marge d’erreur de 6,5 km/h sera décomptée de la vitesse relevée par le boitier de contrôle.

La vitesse retenue pour l’infraction est donc déterminée après déduction d’une marge d’erreur et l’automobiliste ne sera pas sanctionné si celle-ci est « insignifiante ».

Choix de l’implantation des boitiers de contrôle de vitesse et signalisation obligatoire

Les radars automatiques ne sont pas installés de façon aléatoire, bien au contraire. Ils sont implantés dans les zones dans lesquelles les accidents liés à la vitesse sont fréquents, sur les grands itinéraires afin d’inciter les automobilistes à limiter leur vitesse tout au long de leur trajet ou encore sur des périmètres où les contrôles radars mobiles sont difficiles à mettre en place.

Depuis 2013, la présence de radars fixes est obligatoirement signalée par un panneau d’annonce. Les automobilistes trouveront donc à l’entrée des zones de contrôle des panneaux mentionnant « pour votre sécurité contrôles radars fréquents » ou « pour votre sécurité contrôles automatiques ».

À noter que depuis le 2 juillet 2018, les usagers de la route ont accès à la carte officielle des radars actuellement en service sur le territoire français et en outre-mer, sur le site internet de la sécurité routière.